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Galerie ARTS et AUTOGRAPHES Jean-Emmanuel Raux 9, rue de l'Odéon 75006 PARIS - FRANCE Tel. : 33 (0)1 43 25 60 48 http://www.franceantiq.fr/raux |
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| LOTI Pierre (Julien Viaud, dit) [Rochefort-sur-Mer, 1850 - Hendaye, 1923], écrivain français. Ensemble de 4 lettres autographes signées. Sans date ; formats in-8° principalement, quelques rousseurs. — [1894.] « Je crois que je pars pour Moscou, voir couronner le tzar (mystérieux ça). » — En réponse à une invitation à un mariage : « Ma femme est enrhumée comme je ne l’ai jamais vue, à ne pas pouvoir parler. Elle n’ira donc pas vous voir demain. Dites vite combien de volumes il vous faut. » — « Je ferai tout mon possible pour Mme Mokatar [?] ; mais c’est difficile en diable parce que j’ai un tas de traités dont il faut me délier. Je vous conterai ça. J’attends votre avis pour donner les ordres à Hendaye si par hasard la sultane venait. […] J’ai acheté les carrés indiens. » — « Je suis arrivé ce matin et parti ce soir, en vadrouille avec Otharré jusqu’à demain. » |
Ensemble de 2 lettres autographes signées. L’une de Hendaye, 3 pages in-12 ; l’autre datée au crayon bleu, du 23 septembre 1905 ; 2 pages in-12. « Cher Monsieur, Merci de la longue dépêche que vous avez pris la peine de m’envoyer. Je crains de ne m’être pas expliqué suffisamment. Les conditions que je propose à M. Ricardi ne sont point absolues ; si vous ne pouvez les lui faire admettre, j’accepterai les siennes, meilleures encore que celles offertes avant hier par les auteurs français. Mais j’aurais besoin de répondre très promptement à ces derniers ; C’est pourquoi j’ai hâte de conclure avec M. Ricardi, à mes conditions ou, s’il les refuse, aux siennes. » «Cher monsieur, Je suis disposé à accepter les offres de M. Ricardi, et je vous remercie de me les avoir transmises. Je désirerais seulement que la prime fût augmentée de 1 000 F, c’est-à-dire portée à 4 000 F, ce qui ne me paraît pas excessif. Puisque vous avez l’intelligence de me servir d’intermédiaire, voudrez-vous voir si M. Ricardi est disposé à traiter dans ces conditions-là. Les autres clauses je les admets sans conteste. » |
Lettre signée, adressée au cardinal Clarelli. 26 janvier 1865 ; 2/3 page in-folio. Adresse et cachets sous papier aux armes. |
Photographie autographe signée. Sans date ; 125 x 180 mm. « Pour Monique, amical souvenir de Pierre Louis. » |
Lettre signée, adressée à un cardinal. Blois, 11 octobre [1501] ; 1/2 page in-4° oblongue (205 x 200 mm) sur papier (petits trous en dehors du texte), avec adresse au dos. La pièce est contresignée par Lemoyne. « Monsieur le cardinal Jescriptz a n[ost]re saint pere comme pouvrez veoir par la double de mes l[ettre]s que vous envoye cy enclos […] que apres le Jubille expire a Romme le plaisir de sa S[ainte]te soit le donner a leglise saincte croix dorleans ». Belle signature. Les exigences de pouvoir du roi Louis XII en Italie ont été soutenues par le pape Alexandre VI. En 1501, Naples doit faire face à la double offensive franco-espagnole si bien que son roi doit capituler le 26 septembre 1501. Il se réfugie auprès du roi de France, qui lui attribue le titre de duc d’Anjou en contrepartie de son renoncement au royaume de Naples. Durant le même temps, et avec l’accord de la France, César Borgia, fils d’Alexandre VI, prend possession de la totalité de la Romagne pontificale (1500), puis du Duché d’Urbino (juin 1502). Louis XII s’oppose à ses velléités d’attaquer Florence. |
| LOUIS XIV [Saint-Germain-en-Laye, 1638 - Versailles, 1715], roi de France. 3 documents signés « Louis » (secrétaire de la main). 1664-1694 ; vélins oblongs in-4° ou in-folio. — Paris, 24 mars 1664, lettres pour François Le Maçon, prévôt général des bandes françaises, contresignées par Henri de Guénégaud. — Saint-Germain-en-Laye, mars 1681. Lettres de naturalité pour Henri Singre, « domestique de notre très cher cousin le duc d’Anguien natif de Worms sur le Rhin au Palatinat », contresignées par Colbert. — Versailles, 5 décembre 1694, lettres d’État pour le sieur de Pierrefitte, lieutenant au régiment de Picardie, contresignées par Le Tellier. Bel ensemble. |
| LOUIS XV [Versailles, 1710 - id., 1774], roi de France. Pièce signée « Louis » (secrétaire de la main), contresignée par de Voyer. Versailles 16 décembre 1752 ; 1 page in-folio. « Sa Majesté ordonne au S. Triballes, commissaire des guerres employé à Longwy de se rendre dans la generalité d’Alençon, le premier du mois de janvier prochain, pour prendre la police des troupes qui sont et seront cy après à Chateauneuf, Nogent, Bellesme, Verneuil, Laigle, Couches, Orbec et Bernay. Veillez à ce que leur logements soient bien établis et faire les montres et reveües, avoir soin que les hopitaux soient bien administrés et generalement s’employer a tout ce qui regarde les fonctions de la charge ». |
Pièce signée « Louis », par le roi avec le mot autographe « bon » de sa main. En-tête gravé. Versailles, 28 mars 1779 ; 1 page in-folio. « Il est ordonné au Garde de mon trésor royal M. Joseph Micault d'Harvelay de payer comptant au S. Pichard, Président de mon Parlement de Bordeaux, la somme de six mille livres pour une année échue […] que le feu Roi mon ayeul lui avait accordée en 1771 et que je lui ai conservée en considération de ses services. » La signature a été rayée d'un trait de plume pour preuve du paiement. |
| LOUIS XVII (Louis-Charles, duc de Normandie) [Versailles, 1785 - Paris, 1795], dauphin, second fils de Louis XVI et Marie-Antoinette. Manuscrit « Louis XVII, sa vie, son agonie, sa mort, captivité de la famille royale au Temple par M. A. de Beauchesne ». Milieu du XIXe siècle ; environ 54 pages. Intéressant manuscrit racontant les souffrances du jeune prince. |
Lettre autographe (minute), adressée à Auguste-Amélie de Bavière, veuve du prince Eugène de Beauharnais. [Neuilly 30 mai 1840] ; 1/2 page in-8°. Sur le retour des cendres de Napoléon. « Je suis heureux qu’il m’ait été réservé de rendre à la terre de France les restes de celui qui ajouta tant de gloire à nos fastes, & d’entourer le tombeau de l’Empereur Napoléon de tous les honneurs que lui devait notre commune Patrie. » Il se réjouit de savoir « que le Prince votre époux » aurait partagé ses sentiments. On joint deux minutes de cette lettre mise au net par le secrétaire Camille Fain, dont une corrigée par Louis-Philippe. Lettre exceptionnelle. |
| LOUYER-VILLERMAY Jean-Baptiste [Rennes, 1776 - , 1837], chirurgien français. Lettre autographe signée, adressée à un secrétaire [de l’Académie de médecine ?]. Paris, le 27 septembre 1816 ; 1 page in-4°. « Permettez que je vous prie d’avoir la bonté d’offrir à l’honorable assemblée dont vous êtes le digne interprète, un exemplaire de mon traité des maladies nerveuses. » |
Manuscrit autographe signé. 1 page grand in-4°, à l’encre violette. Page manuscrite extraite de son livre L’Homme de pourpre (1901). « Six esclaves sarmates s’avançaient deux par deux, chacun portant une charge d’or et un coutelas à la ceinture. Derrière eux, un négrillon tenait horizontalement, comme une patère à libations une longue crosse de cèdre rose serrée par un lacet d’or : la canne auguste du Maître. » |
Lettre autographe signée. 13 octobre 1898 ; 2 pages in-8°. « Je suis très pressé de lire le Mauvais désir ; car vous pensez bien que je ne l’ai pas suivi dans l’Écho : nous avons, je crois, la même opinion sur la lecture en feuilleton. Ce soir même, en trouvant le volume sur ma table, j’ai lu d’un trait les deux premiers chapitres, puis les deux derniers, puis la Nuit de Tanger et avant même d’avoir repris le récit selon un ordre plus raisonnable, j’ai déjà mon opinion faite sur deux points. » On joint un poème autographe intitulé « L’Empereur et l’Animalcule ». 1 page 1/2 in-8°. « Wilhelm II, Imperator Rex Venait d’enterrer son oncle Lorsqu’il lui poussa sur l’index Un furoncle ; Un furoncle d’aspect malin Planté par le dard d’un insecte. Tout trembla dans Potsdam, tout trembla dans Berlin. » |
Pièce autographe signée. Sans date ; 90 x 190 mm. Extrait de son ouvrage La Femme et le Pantin : « Je la vois toujours, avançant et reculant d’un petit pas balancé, regarder de côté sous sa manche levée, pour baisser lentement, avec un mouvement de torse et de hanches, son bras au-dessus duquel émergeaient deux yeux noirs. Je la vois délicate ou ardente, les yeux spirituels ou baignés de langueur, frappant du talon les planches de la scène, ou faisant crépiter ses doigts à l’extrémité du geste, comme pour donner le cri de la vie à chacun de ses bras onduleux. » |
Dessins autographes. Bal de l’École Alsacienne. Très amusants dessins originaux à la plume intitulés « Le bal de l’école Alsacienne — Croquis d’après nature », avec légendes autographes. Double page de son cahier d’écolier. 1886-1887 ; 340 x 210 mm. Encre de chine, crayon de couleur. Provenance : exposition « Peintures et dessins d’écrivains », La galerie, 1991, n°121. |
« Le livre obscène ». Manuscrit autographe. 1 page de titre avec 5 pages 1/2 in-4° avec 1 aquarelle gouachée de Calbet. Manuscrit érotique. « Il est ravissant, dit Pétrone De t’observer au pied d’un mur O vierge dont la croupe étronne Cet excrément énorme et dur ! Quel exemple pour nos mentules ! Mets-toi donc ma chère, in manus, Et, ferme sur les deux rotules Offre la fleur de ton anus. C’est là que l’inverse Aphrodite Met ses sourires. Ne crains rien. Si ta chair vierge est interdite Le trou de ton cul la vaut bien. » L’aquarelle d’Antoine Calbet qui accompagne ces pages manuscrites, était destiné à illustrer Aphrodite de Pierre Louÿs (180 x 260 mm). |
| LOWINSKI Albert [Ibert, Ukraine, 1803 - Paris, 1880], compositeur et musicographe polonais. Lettre autographe signée, adressée à M. Auguste Jullien. Sans date ; 2 pages in-12. « Je suis venu vous voir, vous remercier et vous prier d'accepter un modeste dîner d'artiste si vous rentrez avant le 6 et que vous soyez libre. Venez me joindre à 6 heures précises au palais royal.» |
Pièce signée en tant que maréchal de France, commandant l’armée du Rhin. Strasbourg, 29 avril 1792 ; 1 page in-folio. « Ayant confié la place de portier aux ponts du Rhin à Strasbourg au Sr Jeanel fils & ayant besoin de lui à chaque instant du jour & de la nuit pour le bien des services militaires, il m’est impossible que le dit Sr Jeanel puisse faire un service actif dans la garde nationale.» |
| LUCKNER Nicolas [Cham, Palatinat, 1722 - Paris, 1794], maréchal de France. Lettre autographe signée, adressée au citoyen Bouchotte, ministre de la Guerre. Blamont, 16 septembre 1793 ; 1 page in-folio. Importante et rare lettre sur sa destitution. [Un mois plus tard, Luckner est arrêté et traduit devant le tribunal révolutionnaire qui le condamne à mort.] Luckner a communiqué la lettre de Bouchotte à la municipalité de Strasbourg, ainsi qu’au département et au district : « J’ay demandé à la municipalité un passeport, et un atteste de ma conduite que j’ay tenue depuis que j’ay demeuré dans ma maison à Strasbourg ; j’ay demandé aussy au citoyen maire et à la municipalité (comme je suis tout à fait un étranger, et inconnu dans cet païs) de me donner leur conseil, dans quel endroit que je dois me retirer, pour obéir à la loi. La Municipalité m’a donner un passeport pour Blamont où je suis arrivé de matin, où je tâcherai de me mettre en pension. » Beau texte. |
| LUDE (Henri de Daillon, dit), duc du [1600 - 1685], lieutenant général, grand maître de l'artillerie, ami de Mme de Sévigné. Pièce signée. Paris, 12 décembre 1674 ; 550 X 540 mm, sur vélin. En-tête manuscrit « Henry de Daillon, comte du Lude, marquis de Bouïllé, Chevaliers des ordres du Roy […] Capitaine, et gouverneur des chateaux de St Germain en Laye et Versailles, lieutenant général des armées du roy. » Il est question de charge d’officier pour la citadelle de Besançon. |
| LUKA Madeleine [Maffliers, 1894 - Paris, 1989], peintre français. Carte autographe signée, adressée à Paul Guth. 1 page in-12 oblongue. « Merci mon cher Paul Guth de bien vouloir répandre mon Voltiges par votre voix en celle du Nord et j'espère votre visite en mon atelier . » |
Lettre autographe signée, adressée à son cousin. Ankazobe, le 3 décembre 1897 ; 8 pages in-4°. En-tête « Corps d’occupation de Madagascar — Le commandant du cercle d’Ankazobe ». Il remercie son cousin de lui avoir annoncé le mariage de sa cousine Geneviève. Il s’accuse de ne pas avoir répondu à de nombreuses lettres amicales car bousculé par des activités intenses, le temps lui manque. Cependant il écrit à son cousin : « De tels liens m’attachent à vous et aux vôtres. Vous m’avez été tous deux si secourables et si vraiment amis. Il est maintenant certain que la Providence en troublant ma jeunesse comme elle l’a fait et en démolissant successivement tous mes projets et tous mes rêves a voulu me laisser la liberté de la vie la plus conforme à mes goûts. […] Mais dans cette vie qui laisse si peu de place aux choses de cœur, c’est une grande douceur de recevoir les témoignages de ceux qu’on aime bien et à l’affection desquels on attache le plus de prix. » Puis il complimente pour le futur mariage de sa cousine avec M. de Saint-Seine qu’il appréciera certainement puisque d’anciens liens bourguignons et francs comtois les unissent. Puis il parle affaires : « La question agricole est ici une de mes premières préoccupations — un colon de Tananarive a construit des charrues très rudimentaires, en nombre restreint qu’il vend fort cher —. Il est essentiel dans ce pays sans main-d’œuvre de transformer le mode de culture à la bêche et au piétinement des bœufs et de le remplacer par la charrue. » Il fait le décompte des charrues qu’il a achetées (en mauvais état) et propose à son cousin (qui serait susceptible de lui faire parvenir des charrues par voie industrielle) un marché. Il lui détaille le coût et les conditions du projet : « Qui sait, si cela réussit, vous pourriez peut-être avoir un représentant à Tananarive et y être le grand fournisseur d’instruments de Madagascar. » Puis il lui envoie un modèle « de la bêche malgache qui s’appelle l’angady. C’est ici l’article par excellence, il n’y a pas de malgache sans son angady […] dont ils se servent pour tout avec beaucoup d’adresse et d’ingéniosité. Mais il se vend ici de 4 à 5 francs, et l’industriel qui le livrerait ici à un prix très inférieur ferait une fortune. » Belle lettre de Madagascar. |
Lettre autographe signée, adressée à son cousin. Fianarantsoa [Madagascar], le 11 novembre 1900 ; 12 pages in-8°. En-tête « Madagascar — Le Commandant Supérieur du Sud ». Très belle lettre de Madagascar. « Je suis maintenant à 400 kil. de Diener ; il m’a donc fallu tout d’abord faire prendre des renseignements par voies sûres. Je l’avais aperçu pendant mon court passage à Tananarive où il ne faisait que toucher terre de son côté. Je lui avais parlé aussi fortement et sévèrement que possible. Sa défense était que presque toutes les angadys lui étaient restées pour compte par suite d’une énorme hausse du fer malgache et de l’arrivée sur le marché d’autres angadys français moins bien conditionnées que les vôtres mais livrées meilleur marché. » Puis il explique à son cousin que Diener avait entrepris une foule de choses depuis dix-huit mois, au-dessus de ses moyens et qu’il était sous le coup de réclamations et de saisies qui aggravaient sa situation. De par son lien de parenté avec Diener, il lui était tout à fait impossible de lui écrire en cas d’affaire judiciaire. Il propose à son cousin d’écrire à Diener « en le menaçant d’employer tous les moyens que la loi vous donne, et en les employant en effet, pour rentrer dans votre argent. Il y a un tribunal à Tananarive et on y procède comme en France mais je sens bien que ce qu’il vous faudrait pour suivre cette affaire, ce serait un bon agent ou un bon représentant ici. […] Mais qui ? […] car le malheur de ce monde colonial c’est qu’on ne peut se fier à personne. » Si son cousin se décidait à trouver cet agent, il lui propose de lui câbler l’information : « Lyautey — Fianarantsoa — un tel — te bateau — tel date ». Il termine en le suppliant que « mon nom ne soit plus mêlé dans une correspondance avec Diener puisqu’ici dans la colonie, avec la situation officielle que j’y occupe, il m’est impossible d’être mêlé à une affaire commerciale »… |
| [LYAUTEY Louis Hubert Gonzalve [Nancy, 1854 - Thorey, 1934], maréchal de France. ] Carte de visite autographe signée. 1 page in-32 oblongue. Carte de deuil. La maréchale Lyautey « remercie vivement Monsieur Gogu qui a bien voulu remettre son sac à mains aux objets trouvés de la gare de l’Est le 24 septembre ». |
Lettre autographe signée, adressée à Jacques Thirion. 4 mars 1963 ; 3 pages in-4°. Longue lettre sur ses portraits de Jean Cocteau, Picasso, Chagall, et Somerset Maugham, et leur éventuelle acquisition par le Musée de Nice. Il est « infiniment sensible à votre intention de faire acquérir, pour le Musée d’Art moderne de Nice, mon Portrait de Jean Cocteau, je tiens tout d’abord à vous dire combien je trouve votre idée bonne ». Il trouve passionnant d’avoir à réunir les portraits des artistes célèbres qui vivent ou ont vécu et travaillé sur la Côte d’Azur. « Les portraits que j’ai peints de Picasso et de Chagall sont en Amérique, mais j’ai des études directes qui pourraient venir compléter encore votre salle. » Il propose donc la toile au prix de ses portraits de Mauriac et Jouhandeau soit 25 000 nouveaux francs. « (vendus à ce prix là). Dans mon très vif désir de voir le portrait de mon cher Jean continuer à célébrer sa gloire si près du lieu de son élection, devenu son port d’attache, ce Villefranche de toute sa vie, je suis prêt à vous consentir une réduction de la moitié. » On joint une autre lettre autographe signée, adressée au même, lui demandant un rendez-vous en janvier à Nice. Belle correspondance. |
Lettre autographe signée, adressée à un directeur d’administration. Courcelles-le-Roi, par Bonny (Loiret), 18 juin 1826 ; 3 pages in-4°. « Cette lettre a pour objet de vous rappeler mon intérêt pour le Sieur […] et de réclamer votre justice en faveur d’un malheureux. » Belle signature. |
| MACDONALD Étienne Jacques Joseph Alexandre, duc de Tarente [Sedan, 1765 - Courcelles-le-Roi, 1840], maréchal de France. Pièce signée. Borgo (Tyrol italien) le 6 pluviôse an IX [26 janvier 1801] ; 1 page in-plano oblongue (440 x 297 mm). Congé de réforme de l’Armée des Grisons, entièrement manuscrit, délivré à René Louis Pihan, né à Alençon, lieutenant au 2e régiment de hussards à pied et signé par divers officiers dont Macdonald, Baraguey d’Hilliers, Guillaume, etc. Beau document. |
Lettre autographe signée « Macdonald », adressée au général Pully. Trente, 30 pluviôse an IX [19 février 1801] 4 pages 1/2 in-folio. Importante lettre écrite comme général commandant l’Armée des Grisons. Macdonald charge le général Pully de se concerter avec le général autrichien Chasteler au sujet d’une ligne de démarcation à fixer entre les deux armées ennemies, conformément aux termes de l’armistice de Steyer (que le général Moreau par ses victoires obligea les Autrichiens de signer le 25 décembre 1800) et de celui de Trévise (signé par le général Brune et le général autrichien Bellegarde le 16 janvier 1801 et dont les conditions furent modifiées par le Ier Consul Bonaparte à Lunéville le 26 janvier 1801). « L’Armistice du général Moreau est si bien connu que je ne vous le retracerai pas ; une nouvelle ligne venant d’être consentie par le général Brune, celle ci va aboutir et joindre celle du général Moreau derrière Linz, conséquemment tout le territoire en deçà de ces 2 lignes […] appartient de droit et de fait à l’Armée des Grisons et est une conséquence de la conquête », etc. La mission du général Pully consistera à discuter et à faire imposer 4 points que Macdonald expose entièrement. Très belle pièce rare de cette importance. |
| MACDONALD Étienne Jacques Joseph Alexandre, duc de Tarente [Sedan, 1765 - Courcelles-le-Roi, 1840], maréchal de France. Lettre signée, adressée au maréchal Davout. Paris, le 25 mars 1820 ; 2 pages in-4°. En-tête « Grande Chancellerie de l’ordre royal de la légion d’Honneur ». « Vous recevrez sans doute avec intérêt la communication des renseignements que j’ai pu recueillir sur le sens que l’avis inséré dans la Gazette Officielle de Vienne, pour les créances arriérées sur le Mont de Milan, peut avoir relativement aux rentes inscrites dans le même Mont. M. le Ministre des Affaires Étrangères que j’avais consulté ainsi que vous m’en aviez témoigné le désir, m’a répondu en me renvoyant au Moniteur, du 8 janvier où le même avis a été reproduit pour la rubrique de Milan. […] Des explications que je ferai prendre dans les bureaux du ministère en même temps, m’ont fait reconnaître que les donataires n’ont rien à produire parce que leurs titres ne sont ni des bons, ni des prescriptions, et parce que les inscriptions dont ils sont porteurs, ne sont pas des titres originaux, que les créances dont il faut déposer les titres, sont celles qui consistent en pièces non encore examinées, seront après examen ou liquidation, converties en rentes. » Bon texte. |
| MACDONALD Étienne Jacques Joseph Alexandre, duc de Tarente [Sedan, 1765 - Courcelles-le-Roi, 1840], maréchal de France. Lettre autographe, signée « Le Maréchal duc de Tarente Macdonald », adressée à M. O’Méara. Courcelles-le-Roi, 20 juin 1830 ; une page 1/2 in-4°. Il a appris avec tristesse « les tristes détails de la santé de Madame la Comtesse O’Méara, votre mère » et donne l’ordre de faire payer sur la Chambre des Pairs, une somme de 200 francs « pour aider au soulagement de Madame votre mère ». |
| MACÉ Jean [Paris, 1815 - Monthiers, 1894], journaliste et pédagogue français. Ensemble de 11 lettres autographes signées. Formats divers certaines sur papier à en-tête du Sénat. Correspondance amicale, une lettre évoque la perte d'Hetzel, ses voyages, etc. Il organisa en 1863 la Société des bibliothèques communales, qui rayonna à travers la France, et fonda en 1866 la Ligue de l'enseignement qui joua un rôle capital en faveur de l'école laïque, gratuite et obligatoire. |
Rare réunion des protagonistes de l’attentat. — FIESCHI Joseph [Murato, Corse, 1790 - Paris, décapité le, 19 février 1836], conspirateur et régicide. Pièce autographe signée, adressée au directeur de la prison de la Conciergerie. 1 page oblongue (250 x 92 mm). — PÉPIN Théodore, l’artificier de la machine infernale arrêté quelques jours après l’attentat. Guillotiné le 19 février 1836 avec Fieschi. Lettre autographe signée. Conciergerie, 20 janvier 1836 ; 1 page in-8°. — BOIREAU lampiste et comparse de Fieschi, fut condamné à vingt ans de réclusion. Lettre autographe signée. Conciergerie, 28 janvier 1836 ; 1 page in-4°. Sur une demande d’autorisation pour se faire couper la barbe pour être présenté à la Cour. Très rare réunion des acteurs de la Machine infernale. |
| MAETERLINCK Maurice [Gand, 1862 - Nice, 1949], écrivain belge. Lettre autographe signée, adressée à la Société des Auteurs et Compositeurs. Château de Médian, 6 septembre 1932 ; 1 page in-4°. « De tout cœur je vous remercie, ainsi que le Conseil d’Administration de la Société des Auteurs-compositeurs et éditeurs de Musique, des félicitations que vous avez bien voulu m’adresser. J’y suis extrêmement sensible. » |
« MAGIE ». Éditions Chamuel, Paris, 1895 ; 115 x 180 mm. Reliure demi percaline noire. Ex libris de Papus. Envoi autographe signé de G. Bourgeat, adressé à Papus. « Cordial hommage de l'auteur à Monsieur Papus. Nice le 7 avril 1895. G. Bourgeat ». Est relié à la suite, l'ouvrage du Dr Th. Pascal : « Les sept principes de l'homme ou sa constitution occulte d'après la Théosophie ». Éditions Chamuel, Paris, 1895. Envoi autographe signé du Dr Pascal, adressé à Papus. « À Monsieur Papus, Directeur de l'Initiation, comme témoignage de courtoisie théosophie vis à vis d'un adressaire. Dr Pascal ». Précieux ouvrage. |
« OUVERTURE ». Opus 10. 1904 ; 270 x 350 mm sous une reliure cartonnée (dos fatigué, coins émoussés, intérieur correct). Édition faite à compte d’auteur. Exemplaire avec envoi autographe signé, adressé à Gustave Samazeuilh : « À G.Samazeuilh, A. Magnard, 7/6/1904 ». Il s’agit de l’Ouverture pour orchestre créée entre août 1894 et août 1895, publiée au printemps 1904 aux frais de l’auteur. La première audition fut faite le 14 mai 1899 au Nouveau Théâtre à Paris. Rare. |
Ensemble de 2 lettres : — Lettre autographe signée, adressée à Marcel Labey. Manoir des Fontaines, Baron (Oise) 15 janvier 1907 ; 2 pages et demie in-8°. Il s’inquiète de l’avancement de la Symphonie de Labey, puis il commente son propre Hymne à Vénus « C’est certainement une oeuvre inégale mais je n’ai pas eu dimanche l’impression fâcheuse que j’avais eue à Nancy et aux répétitions. Si elle avait été conduite comme elle a été travaillée, elle aurait moins dérouté l’auditeur. Je cherche de nouvelles formes musicales et j’ai du mal à en trouver. J’y arriverai peut-être un jour. [...] Travaillons et tâchons de vaincre le mal des montagnes avec la même vaillance que notre cher et grand patron d’Indy » — Lettre autographe signée. 22 septembre 1904 ; 1 page in-8° et 1 page in-4° oblongue sur papier de deuil. « Je vous envoie par colis postal les partitions ‘orchestre de la 3° symphonie et la réduction […] avec le livret. Permettez-moi de vous les offrir. » |
| MAGNE Raymond, rédacteur en chef de la revue Carrefour. Lettre signée, adressée à Jacques de Lacretelle. Paris, 27 novembre 1946 ; 1 page in-4°, en-tête de la revue Carrefour. « Une agence de presse belge désirerait acheter la chronique que nous avons publiée, portant votre signature, dans le numéro de Carrefour du 31 janvier 1946. » Jacques de Lacretelle a apposé sa réponse sur 8 lignes autographes signées. |
4 cartes autographes signées, adressées à M. et Mme Pierre Descargues. 1961-1970 ; 4 pages in-12 oblongues. L’artiste envoie ses vœux, adresse son bon souvenir et conseille à Descargues de visiter l’exposition de découpages insolites d’André Villiers. 2 cartes figurent ses tableaux. |
Réunion de 7 lettres autographes, signées adressées au critique d’art Georges Boudaille. 1964-1968 ; 7 pages in-4° ou in-8°. — 21 juillet 1964. « L’exposition est admirablement mise dans ces beaux locaux. Grand vernissage. Les Ramie ont fait tout ce qu’il fallait pour qu’elle soit bien. Je fais vraiment les éloges. Tabaraud a fait sur son journal d’aujourd’hui un très bel article. […] Le catalogue est très bien fait […] et l’affiche est très attirante [sic]. » — « Chacun a le droit de faire et s’exprimer selon ce qu’il pense et ce qu’il possède. On n’a pas le droit d’entrer dans les domaines des autres. » |
| MAISON Nicolas Joseph, marquis [Epinay, 1771 - Paris, 1840], maréchal de France. Lettre autographe non signée, adressée à M. Courtin. « Mercredi soir 24 »; 1 page in-8°. Lettre rédigée de sa main à la troisième personne, concernant un rendez-vous. |
| MAISON Nicolas Joseph, marquis [Épinay, 1771 - Paris, 1840], maréchal de France. Portrait en pied, gravé par Leclerc d’après une peinture de Léon Cogniet. XIXe siècle ; 135 X 205 mm sur un feuillet de 175 X 265 mm. On joint ses états de services. |
9 lettres autographes signées, adressées à sa cousine Margaret Elphinstone et ses tantes Miss Elphinstone et Lady Hester Keith. Sainte-Hélène [1816-1817] ; 64 pages in-4°, adresses (quelques marques postales) ; en anglais. Très intéressante correspondance de l’épouse du commandant en chef de la station navale de Sainte-Hélène. L’amiral Pulteney Malcolm (1768-1838) arriva à Sainte-Hélène le 17 juin 1816 pour remplacer l’amiral Cockburn, en même temps que les commissaires envoyés par les puissances d’Europe. Il fut bien accueilli par Napoléon, ainsi que sa femme, nièce de lord Keith ; ils furent souvent reçus à Longwood, pendant l’année qu’ils passèrent à Sainte-Hélène. Lady Malcolm tint un intéressant journal de son séjour et de ses conversations avec Napoléon. Nous ne pouvons donner ici qu’un rapide aperçu de ces longues lettres. — Briars, 28 juin [1816]. Le lendemain de leur arrivée, il y a dix jours, Bonaparte a reçu l’amiral [Cockburn] et Pulteney, et a parlé d’officiers de la marine anglaise, de vaisseaux, des nouvelles d’Europe, etc. Elle a fait sa première visite à Mme « Bertrande », qui semble, ainsi que son mari, plus déprimée que les autres ; Mme Bertrand ne dîne plus comme autrefois tous les jours à Longwood, mais dit que c’est un effet de la bonté de l’Empereur, à cause de sa mauvaise santé... Il est longuement question du contrôle de la correspondance de Longwood, et du contentieux concernant le titre d’Empereur... Première visite à Longwood : description de l’arrivée, premières impressions sur Montholon, Las Cases et Gourgaud, relation de sa conversation avec Bonaparte à propos des poèmes d’Ossian ; il enfile sans cesse des questions (à Pulteney il a parlé de Lord Hood, amiral Cornwallis, Lord Saint-Vincent) ; description du personnage, de ses manières... Remarques sur les commissaires Balmain et Montchenu... — Briars, 4 juillet. Envoi d’une relique de Bonaparte, sous forme de cheveux obtenus par l’intermédiaire de Las Cases ; remarques sur les cheveux, le teint et les yeux de Bonaparte, qui n’ont rien de féroce ; son visage est agréable et sa manière gracieuse... à Sainte-Hélène, Bonaparte a l’unique voiture tirée par des chevaux ; observations sur ses déplacements, sur ses relations avec les commissaires, et sur ce qu’on dit de l’entourage de Bonaparte, qui le trompe à tout propos... Visite à Mrs. Young, connue par la sotte lettre insérée dans les gazettes qui a tant fâché Bonaparte... Pulteney a présenté quelques-uns de ses officiers à Bonaparte : celui-ci a parlé pendant deux heures et demie de sa propre vie, et a promis à Pult quelques chapitres de son histoire. Échos de leur conversation sur la bataille de Waterloo, que Bonaparte aurait dû gagner... — The Briars, 25 juillet. Problèmes de logement à Sainte-Hélène... Habitudes de loisir de Bonaparte, et souvenirs de Bertrand sur les habitudes de travail nocturne de l’Empereur pendant les guerres... Bonaparte amateur de musique italien et physiognomoniste... Bertrand fort déprimé... Échos de la conversation de Bonaparte avec Pulteney et ses officiers, notamment sur la question de négociations d’une paix anglo-française, et appréciation des commissaires que Bonaparte refuse de voir : Balmain fort supérieur à Sturmer, l’Autrichien, et à Montchenu, qui en véritable Français se met toujours en avant... — Cape Town, 17 octobre : la veille de leur départ de Sainte-Hélène, Pult a rendu visite à Bonaparte, qui l’a reçu avec sa bonté habituelle. Il n’a pas évoqué ses différends avec Sir Hudson Lowe, ni rien de désagréable, mais a parlé des événements maritimes de la dernière guerre, du passage au Cap et des Hollandais, qu’il estime un peuple stupide, très arriéré par rapport aux autres nations... — Cape Town, 2 novembre : Elle espère que le successeur de Pulteney a été nommé ; s’ils avaient dû rester, elle aurait regretté que Cape Town ne fût pas leur quartier général plutôt que Sainte-Hélène, l’endroit et la société étant beaucoup plus agréables... — Newlands [près de Cape Town], 6 novembre : leur retour à Sainte-Hélène est fixé à mercredi prochain, sauf mauvais temps... — Sainte-Hélène, 26 janvier [1817]. Bonaparte reste toujours à la maison, avec pour tout exercice des billards. Description d’un nouveau jeu que Bonaparte a inventé, et qu’il joue avec son entourage. Il a reçu Pulteney plus de trois heures, il y a quinze jours. Le capitaine et Mme Devon connaissent bien sa suite : ils reviennent de Longwood, mais n’ont pas vu Bonaparte ; les Montholon et les Bertrand ont dit qu’il était toujours en robe de chambre, le matin... — [Londres], 3 septembre. Pulteney est allé à Longwood la veille de leur départ, pour prendre congé et présenter son successeur. Le général Bonaparte avait un mal de dents et le visage gonflé, ce qui a retardé d’un jour la rencontre avec Lord Amherst (1er juillet) ; Pulteney l’a revu le 3 et il allait bien. Elle-même a reçu les visites de Bertrand et Gourgaud le 4 juillet, jour du départ. Le 19 juin ils avaient eu un long entretien avec Bonaparte. Il paraît incroyable qu’il ne se laisse pas parfois aller à une dépression profonde, mais si on le dit souvent en colère, personne ne prétend l’avoir vu abattu. Chaque fois que Pulteney lui a rendu visite, il a parlé et ri avec vivacité d’événements dont il avait été l’acteur principal. Il passe encore le plus clair de son temps à revoir son histoire. La fuite est évidemment impossible, mais il pourrait concevoir que dans un monde en mutation constante on pourrait un jour le libérer de Sainte-Hélène. Son seul exercice est la promenade, et elle est rare... Description des appartements de Bonaparte et sa suite à Longwood, observations sur Gourgaud et les Bertrand, et appréciation du Dr O’Meara, que Bonaparte voit presque tous les jours, pour causer parfois pendant des heures, souvent en italien. Elle déplore que les Bertrand n’écrivent à personne pour éviter de soumettre leur correspondance à Lowe, et aussi qu’à Londres on soit si mal informé concernant Sainte-Hélène... — 6 septembre. Elle a beaucoup souffert du mal de mer, au retour... Elle parle avec réticence du mariage de sa cousine Marguerite avec le comte de Flahaut... On joint une L.A. (incomplète ?), à Marguerite Elphinstone, East Lodge 30 juin, et une lettre d’une autre main, à Sophy, inspirée par la lettre de Lady Malcolm du 28 juin 1816 (6 et 4 pages in-4, déchir. ; en anglais). |
Lettre autographe signée, adressée à M. Regnaud, procureur au Parlement. 18 janvier 1775 ; 1 page in-4°, adresse. « Je ne savais pas la perte que vous avés fais de Madame vostre belle mère c’est ce qui a fait que je n’ay pas été chez vous faire tous mes compliments et vous montrer ainsi qu’à Mde Regnaud combien j’y suis sensible. M. Le président Lamoigne marie demain sa fille c’est ce qui m’empechera d’aller dès demain faire mes complimens à vous. » Belle pièce. |
| MALESHERBES Chrétien Guillaume de Lamoignon de [Paris, 1721 - id., 1794], homme politique français. Lettre autographe, adressée à M. Le Fur. [Paris 13 février 1777] ; 1 page in-8°. Il espère que son correspondant pourra enfin revenir à Paris : « Je crois votre présence absolument nécessaire à la conclusion de vos affaires », lui envoie une lettre « qui m’est venue à votre adresse et adressée à Dordrecht ». On joint une lettre signée. avec compliment autographe du cardinal Giuseppe Albani, Rome, 25 novembre 1806, à une « Majesté Royale » (1 page in-folio en italien), lettre de vœux. |
Pièce signée. 15 vendémiaire an 13 [24 février 1800] ; 1 page 1/2 in-folio. En-tête manuscrit : « Troupes à cheval — Quatrième régiment de chasseurs ». Il s’agit d’un « Mémoire de propositions pour la solde de retraite, en faveur de M. Bellon, né à Barbiéral, département de la Drome le ..... 1745, chef d’escadron audit régiment. » dans ses campagnes, on voit que ce chef d’escadron a été blessé plusieurs fois de cinq coups de sabre (dont un sur la tête) et qu’il a pu s’échapper des mains de l’ennemi. |
Lettre autographe, adressée à Mme Garat. Sans date; 1 page in-8°. « J’ai reçu, Madame, le billet que vous avez bien voulu m’envoyer. Recevez, je vous prie, mes remerciements pour la bonté avec laquelle, vous m’avez jugée digne d’être admise dans cette soirée. Je serais trop heureuse d’y assister, j’avoue même que j’en ai une envie démesurée, mais n’ayant jamais aimé d’aller là où tout le monde n’était pas d’accord pour me recevoir, j’aime mieux me priver de ce plaisir. » La cantatrice ne signait jamais ses lettres. Rare. |
Lettre autographe signée, adressée à sa tante. « Valvin (Seine et Marne) lundi 13 aout 1882 » ; 4 pages in-12, un coin de lettre à restaurer (plis fragiles). Lettre certainement inédite sur la mort de son oncle : « Nous sommes bien avec toi ainsi qu’avec nos cousins et leur famille, dans ce grand deuil. Quel coup soudain ! […] Quand je le rencontrais cet été […] jeune encore de coeur. […] Il me semblait que j’avais à le revoir plus d’une fois. […] Je suis heureux de lui avoir serré la main, cordialement et comme quand j’étais enfant ; mais triste à la pensée que c’était pour nous dire adieu. […] Plus tard tu trouveras quelque consolation à voir que sa vie fut complète et belle. Toute à l’honneur et d’amitié […] Ton neveu bien chagrin ». |
Lettre autographe signée, adressée à un historien. 28 septembre 1924 ; 4 pages in-8°. Papier à en-tête à son nom. Longue lettre évocatrice de la guerre de Crimée et de Canrobert. « Je vous ai proposé de parler sur Canrobert, parce que c’était une figure caractéristique de l’Armée du Second Empire, et dans le cycle que vous parcouriez, il me semblait nécessaire d’évoquer la Crimée, l’Italie, l’Algérie et St-Privat aussi. Or j’ai vu Canrobert, mes oncles ont servi sous ses ordres et ont laissé leurs traditions dans la famille […], et suis en train d’écrire l’histoire militaire de la Nation Française de 1789 à nos jours. Le 2 décembre, si mal connu a son piquant aussi.» Belle lettre. |
| MANGIN Louis [Paris, 1852 - Orly, 1937], membre de l’Institut, directeur du Museum d'histoire naturelle, botaniste français. Lettre autographe signée. Paris, 5 juin 1895 ; 3 pages in-8°. « Vous avez bien voulu m’adresser la semaine dernière un de vos reporters pour me demander quelques renseignements au sujet de l’épidémie qui sévit sur les platanes. […] C’est surtout le sel qu’on jette en hiver pour fondre la glace ou la neige qui est la cause principale de cette mortalité. Il y avait lieu de commencer une campagne contre l’emploi de ce produit qui menace de ruiner les plantations. […] J’avais déjà il y a six mois au début de l’hiver appelé l’attention de l’ingénieur des plantations sur les inconvénients de l’emploi du sel. » |
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