![]() |
|
|
Galerie ARTS et AUTOGRAPHES Jean-Emmanuel Raux 9, rue de l'Odéon 75006 PARIS - FRANCE Tel. : 33 (0)1 43 25 60 48 http://www.franceantiq.fr/raux |
|
| LA FAYETTE Marie-Joseph-Paul-Yves Roch Gilbert Motier, marquis de [Chavaniac, 1757 - Paris, 1834], général et homme politique français. Pièce signée. Hôtel de ville de Paris, 1er septembre 1789 ; 1 page in-folio. En-tête imprimé « Garde-Nationale Parisienne ». Brevet de sous-lieutenant en faveur de Philibert Migniot, ancien sergent du régiment des gardes françaises. Le document est aussi signé par Bailly, en tant que maire de Paris, et Poirey. Rare document sous la Révolution. |
Lettre autographe, signée, adressée à un général. Paris, 28 juin 1822 ; 1 page in-4°. « J’ai reçu hier soir en rentrant votre bonne, votre excellente lettre datée de ce jour : c’est avec une vive sensibilité, c’est dans toute la plénitude de mon coeur que je vous en remercie. Je me serais empressé d’aller ce matin vous exprimer toute ma reconnaissance si vos occupations vous eussent permis de me recevoir. J’ajourne ce plaisir à demain. » |
Pièce autographe signée. 1 page in-8°. Portée musicale autographe signée. « Poésie de Lamartine qui fait valoir la musique de F. de La Tombelle ». |
Longue lettre autographe signée, adressée à « mon cher et respectable compatriote ». Passy, le 4 floréal an VI [23 avril 1798] ; 3 pages 1/2 in-8°. À son correspondant qui se plaint de son silence : « Mettez vous, je vous prie à ma place : comme dans les 3 armées où j’ay servi, par des milliers de mes frères d’armes dont un grand nombre se trouvent à Paris, tous cherchant à s’étayer de mon faible appuy, et ayant comme vous des droits acquis sur le plus tendre interet de ma part ; comment me serait-il possible de résister, ou plutot de ne pas succomber ; si après des courses accablantes et sans cesse renouvelées […] ils n’avaient quelque charité pour moi, en n’exigeant pas rigoureusement que je réponde immédiatement à leurs lettres, me trouvant chargé de dresser leurs mémoires, pétitions et autres écritures. Les jours ne sont malheureusement pas pour moi de 48 heures. […] J’ai été assez heureux d’obtenir l’attache du directeur Reubel […]. Vous êtes bien heureux que le directeur Reubel soit père.» Ses écrits sont très rares. |
Minute de lettre autographe. Passy, 15 ventôse an VIII [6 mars 1800] ; 1 page in-4°. Quatre mois avant sa mort. Sur une dénonciation d’un militaire. « Votre attention polie s’étend à tout. Vous m’avez donné une marque d’amitié et de confiance à laquelle je suis bien sensible, en me transmettant de précieux détails sur ce qui s’est passé dans l’arrondissement de Guingamp depuis le 8 pluviôse jusqu’au 22. […] Ces détails ont paru à mes yeux intéresser de trop près la chose publique pour qu’ils ne dussent être connus que de moi. » Il lui conseille d’utiliser la voie judiciaire pour résoudre ce problème. « Vous savez l’issue ordinaire de ces sortes d’affaires où le coupable a presque toujours l’adresse d’échapper par mille faux fuyants à la rigueur des lois. D’ailleurs à juger par la modération que les chefs républicains ont mis dans leur conduite vis-à-vis des ch... dans presque tous les départements insurgés […] ils avaient des ordres de ne pas pousser les choses à outrance. » Il évoque les moyens importants mis en oeuvre par le gouvernement pour écraser les rebelles. Il lui dit d’avoir confiance en la justice pour son affaire. Ses écrits sont rares. |
Pièce autographe signée, en faveur du comte de Viella. Paris, 30 août 1815 ; 1 page in-4°. Il constate l’inscription dans les volontaires royaux et certifie « que cet officier général a été inscrit au nombre des Volontaires royaux qui se sont offerts pour concourir à la défense du roi et qu’il a été placé dans une des compagnies dites gardes du roi ». |
| LA TOUR-MAUBOURG Rodolphe de Fay, vicomte de La [1787 - 1871]. Il fut colonel sous la restauration, lieutenant général en 1835 puis pair de France en 1845. Lettre autographe signée, adressée à un général. Schlesttat, 23 avril 1817 ; 1 page in-8°. «Conformément au désir que vous en avez témoigné, j’ai écrit à M. le Gal Dubreton commandant la 5ème division militaire pour lui demander de renvoyer à la police du corps le nommé Guillaume Henry déserteur de mon régiment. » |
| [LAAGE Barbara (Claire Colombat, dite) [Menthon, 1920 - Deauville, 1988], actrice française.] Importante correspondance amoureuse adressée à Barbara Laage : - HUERTAS Guy de, champion olympique français de ski. Correspondance amoureuse d'environ 45 lettres autographes signées adressées à Barbara Laage. On joint quelques photographies montrant le skieur. Autour de 1963-1964; environ 45 lettres d'une écriture très dense sur papier in-4°. - HOWARD Noël [Paris, 1920 - Los Angeles, 1987], réalisateur. Extraordinaire correspondance amoureuse (une quarantaine de documents) richement illustrée de lettres avec dessins, où il se représente lui en chien, elle en chat. On joint un carnet de dessins où il se représente comme un chien qui s'ennuie de son absence et diverses photographies. |
Lettre autographe signée, adressée à Jean René Thomé. Paris, le 18 mars 1936 ; 1 page in-8°. « Votre dictionnaire des graveurs contemporains peut certainement rendre des services, surtout dans l’avenir, mais je me demande en quoi je pourrais vous aider, les indications que je pourrais vous fournir, vous les connaissez ou les possédez certainement dès maintenant. » Peu commun. |
| LABOUREUR Jean-Émile [Nantes, 1877 - Penestin, 1943], graveur français. Lettre autographe signée, adressée à une amie. Jeudi ; 2 pages in-8°. Au sujet de leur maison à Kergalher. « Notre maison de Kergalher n’est en aucune façon une “villa”, grande ou petite, mais elle tient plutôt de la ferme et faite à notre mesure, elle ne laisse comme disponibilité qu’un logement qui ne peut convenir qu’à titre bien provisoire et dont nous aurons d’ailleurs besoin pour recevoir quelques jours la ou les grand’mères de la famille successivement. Ajoutez à cela que nous sommes littéralement dans la brousse et que le ravitaillement, s’il peut comporter une certaine part de fantaisie ou d’imprévu pour nous-mêmes, ne serait pas assez régulier pour assurer les engagements que nous prendrons envers un hôte. Comme vous voyez tout ceci est uniquement d’ordre pratique mais n’en vaut pas moins. » Rare. |
Lettre autographe signée. Mardi 21 août 1821 ; 1/2 page in-4°. Il demande une faveur pour une veuve d’Épinay, « vieille, infirme et malade » et qui a du mal à subvenir à son loyer. Peu ordinaire entièrement autographe. |
Fable autographe signée, intitulée « La mascarade ». Sans date ; 1 page 1/2 in-8°. « Jupiter — je l’ai lu dans les vieilles annales — Pour une mascarade, en sa royale cour, Une nuit rassembla les troupes impériales Et les esprits sur nous veillant avec amour. On voyait se croiser sous les lambris célestes Les vices effrontés et leurs vertus modestes. Chacun d’eux, sous des traits grimaçant ou riant Déroutait les plus clairvoyants. […] Même chose arrive ici-bas : De toutes les vertus, le vice prend le masque, Et le plus vertueux, ô caprice fantastique Appelle quelquefois les vices qu’il n’a pas. » |
| LACROIX Jean-Paul, écrivain et journaliste français. « LA PRESSE INDISCRÈTE ». Éditions Julliard, Paris, 1967 ; 140 X 205 mm. Reliure d’éditeur. Bel envoi autographe signé, adressé à Jeanine Crispin. |
Lettre autographe signée « Lacroix », adressée au général Joba. « Hambruck, le 12 frimaire an VIII à une heure du matin » [3 décembre 1799] ; 1/2 page in-4°. Il lui annonce la retraite du général Decaen sur Waldorff. « L’adjudant général Lacroix au général de brigade Joba. Le général Decaen me donne avis, mon cher général, qu’à minuit précis, il a dû faire sa retraite sur Waldorff, sa droite appuyée à Roth et St Leon, et sa gauche à Wistock. C’est l’attaque vigoureuse qu’il a essuyée de la part de l’ennemi qui le force à cette mesure. J’attends à ce sujet de nouveaux ordres du général Colaud pour me mettre en mouvement. » Texte intéressant, sur le champ de bataille. |
| LACUÉE Jean-Gérard, comte de Cessac [Lamassas, 1752 - Paris, 1841], général et homme politique français. Lettre autographe signée. Sans date ; 1/2 page in-4°. « Je vous envoie mon cher collègue la lettre que je viens de recevoir du secrétaire général du Ministre, je vous prie d'y répondre vous-même, ou de me mettre à porter d'y répondre.» |
Poème autographe. Poème titré « Aux Indifférents ». 1 page in-12 avec des dessins. Diverses figures à la plume sous une ébauche en prose intitulée "Aux indifférents". On distingue 4 visages de femmes. (Voir tome III des œuvres complètes de Jules Laforgue). Rare. |
Lettre autographe signée. Rome, 2 février 1785 ; 1 page in-8°. « Monsieur votre fils, Monsieur et cher Confrère, est arrivé a Rome hier mardy en fort bonne santé, il m'a remis votre lettre et celle de M. le comte d'Angevillier qui me le recommande particulièrement. » |
Lettre autographe, signée, adressée à l’adjoint au ministre de la Guerre de la 5e division. Grenoble, 20 septembre 1793 ; 1 page in-4°. Taches de rousseurs. Concerne l’ordre pour le départ du 4e bataillon du Mont Blanc pour qu’il se rende à Perpignan. « Je vous dirai que ce bataillon a été retiré de cette ville, il y a quinze jours, en vertu d’une réquisition des représentants du Peuple près l’armée des Alpes et qu’il s’est rendu au camp de la Guillotière devant Lyon. » |
| LALLY-TOLENDAL Trophine-Gérard, marquis de [, 1751 - , 1830], publiciste, député de la noblesse de Paris aux états-généraux ; arrêté après le 10 août, il réussit à quitter la France pour l'Angleterre et se proposa de défendre Louis XVI à son procès ; il Lettre autographe signée de ses initiales. Sans date « Une heure après minuit du 20 au 21 » ; 1/2 page in-8°. Cette lettre fait certainement allusion à l’un de ses nombreux écrits, à propos de la réhabilitation de la mémoire de son père. « Voici dix pages qui peuvent peut-être se réduire en deux. Je vous demande de les lire avec réflexion ; vous y puiserez la conviction intime dont j’aime tant à vous voir pénétré, et que vous saurez choisir. » |
| LALOY Pierre-Antoine [Doulevant-le-Château, 1749 - Chaumont, 1846], député à la Convention de la Haute-Marne. Lettre autographe signée. Chaumont, 10 germinal an VI [30 mars 1798] ; 1 page 1/4 in-folio, sur papier à en-tête imprimé « Le Commissaire du Directoire exécutif près l'Administration Centrale du Département de la Haute-Marne », avec petite vignette. Il vient de recevoir « 290 exemplaires in-8° de l'adresse du directoire aux électeurs de l'an 6 et pareil nombre d'un imprimé même format sur les élections. J'en adresse à mes collèges près les municipalités un nombre suffisant pour qu'il en soit remis un à chacun des électeurs de leur canton. » |
Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page in-8°. « Comment vous dire ma reconnaissance, Monsieur, de la belle et émouvante soirée que vous m’avez donnée! Tout vous a réussi, la peine, la traduction, l’interprétation, rien ne manque à votre succès. Madame Ristori est adorable de tendresse, grandiose, d’attitude effrayante d’énergie et belle toujours de cette pure beauté que la plus déchirante émotion ne peut atténuer. C’est un beau spectacle. Merci mille fois. » Il évoque ici Mme RISTORI Adélaïde [Cividale del Friuli, 1821 - Rome, 1906], célèbre tragédienne italienne. |
| LAMARTINE Alphonse de [Mâcon, 1790 - Paris, 1869], poète, écrivain et homme politique français. Lettre signée, adressée à M. Guillaume. Paris, le 1er décembre 1856 ; 2 pages 1/2 in-8°, enveloppe timbrée jointe. « Mes abonnés ne sont pas pour moi un public ; ils sont une famille d’amis. Je n’ignore pas que la bienveillance personnelle a eu plus de part que la curiosité littéraire à votre abonnement. Je ne m’en humilie pas, je m’en glorifie. J’aime mieux la cordialité que la gloire. Si le désir de concourir utilement à mon travail a été en effet pour beaucoup dans votre souscription de 1856, j’ose vous prier franchement et personnellement de la continuer pour 1859. » |
| LAMBRECHTS Charles-Joseph-Mathieu, comte de [Sint Truiden, Pays-Bas, 1753 - Paris, 1823], homme politique français. Pièce signée. Paris, 12 frimaire an VI [2 décembre 1797] ; 1 page in-folio. En-tête imprimé « Ministère de la Justice » avec petite vignette. Extrait des registres des délibérations du directoire exécutif nommant le citoyen Lefevre « Juge de paix du canton de Vernon, dépt de l’Eure en remplacement de celui dont la nomination est annulée par la dite loi ». Pièce très fraîche. |
Lettre autographe, signée. Figuère, 21 prairial an III [9 juin 1795] ; 1 page in-4°. En-tête imprimé « Armée des Pyrénées » avec bonnet phrygien. « Le bureau topographique de l’armée dépourvu de tout ce dont il a besoin a recours à vous pour vous prier de vouloir bien lui procurer : une chaîne de dix toises, une équerre d’arpenteur, une boussole à olivade, un graphomètre d’environ quatre pouces de rayon, une planchette avec son olivade, un pied propre à ces quatre instruments et une ou plusieurs bonnes cartes de catalogne. » Le document fut transmis aux membres du Comité de Salut public qui l’ont signé et renvoyé au ministre de la Guerre. Ont signé Cambacérès, Maret, Defermon, Dubois et Gillet. Document intéressant. |
| LAMETH Alexandre-Théodore-Victor, comte de [Paris, 1760 - id., 1829], homme politique français. Pièce signée. Digne, le 12 prairial an X [30 mai 1802] ; 1 page in-4°. En-tête des « Basses-Alpes » imprimé avec vignette, avec son cachet rouge « Préfet du Dt des Basses Alpes ». « J’ai l’honneur de vous adresser ma signature pour que vous puissiez la vérifier sur les actes où elle sera apposée et qui pourraient vous être présentés ». Très belle pièce. |
Lettre autographe signée, adressée au citoyen Anson, administrateur des postes. Paris, 9 pluviose an X [29 janvier 1802] ; 1 page in-8°, avec adresse. « Je vous demande vraiment pardon, si entre mon frère et moi nous vous importunons aussi souvent pour notre pauvre Le Tourneur, mais il est malheureux et probe et ces deux qualités sont des titres que nous savons puissants auprès de vous. » Il sollicite donc son appui. |
| LAMETH Charles, comte de [Paris, 1757 - id., 1832], général, député de la noblesse aux états généraux par la province d’Artois. Pièce signée « Le gal Charles de Lameth ». 27 avril 1811 ; 2 pages in-4°. Il s’agit de la « Copie de la lettre de Monsieur Lepeletier d’Aunay, baron de l’Empire […] adressée à M. le général Charles de Lameth, en date du 27 avril an 1811; à Montauban le 27 avril 1811 » signée pour copie conforme. À propos d’un moulin qui existe sans aucun titre légal et qu’il veut déplacer. |
| LAMORLIÈRE François-Louis MAGALLON, comte de [L’Isle-Adam, 1754 - Passy, 1825], général français. Lettre signée, adressée à M. de Pigny, adjudant-major de la 14e légion. Quartier général du Havre, 7 août 1809 ; 1 page in-4°. « Je reviens au premier projet que j’avais eu de vous confier le commandement de la réserve que doit fournir votre légion à la défense d’une partie des côtes du 1er arrondissement de ma division et si j’avais hésité à cet égard, c’est que je pensais que les détails dont vous êtes chargé en votre qualité pourraient y apporter quelqu’empêchement. Mais comme dans le fait il ne s’agit que d’une réserve éventuelle et peu considérable, qui ne doit point entraver votre service, je vous en offre et vous prie d’en accepter définitivement le commandement, en vous conformant aux instructions que j’avais adressées à M. le colonel Montault qui doivent être restées entre vos mains. » |
| LAMORLIÈRE François-Louis MAGALLON, comte de [L’Isle-Adam, 1754 - Passy, 1825], général français. Lettre signée, adressée à M. de Pigny, adjudant-major de la 14e légion. Quartier général du Havre, 12 août 1809 ; 1 page in-4°. « J’ai reçu, Monsieur, la lettre que vous m’avez adressée en date du 10 de ce mois et les détails joints dont je suis satisfait et vous remercie ; je les ai transmis de suite à M. le colonel Rocmont, commandant du 1er arrondissement des Côtes de ma division. » |
Lettre autographe signée, adressée à sa femme. Vittoria, le 9 novembre ; 1 page in-4°. Adresse avec contreseing manuscrit « Le Mal Lannes ». « Je t’ai écrit de Bayonne ma bonne amie, tu dois avoir reçu ma lettre. Louis a du te donner de mes nouvelles avant hier. Nous partons à l’instant pour Burgos ou nous serons demain. Tout annonce que nous n’aurons pas de bataille, les ennemis sanvont de tous cotés dans le plus grand désordre. Je suis définitivement attaché à l’Empereur; tu peux etre tranquille ma bien bonne amie, je pense que nous serons bientot de retour à paris. Il falait l’arrivée de l’Empereur, tout etait dans le plus grand desordre, un mot de sa part a tout réparé ; embrasse nos enfans ainsi que ton ami. Lannes » |
| LAPLACE Pierre Simon, marquis de [Beaumont-en-Auge, 1749 - Paris, 1827], mathématicien et astronome français. Portrait en lithographie. XIXe siècle ; 157 X 240 mm sur un feuillet de 215 X 290 mm. Lithographie par Ch. Bour d'après une peinture de F. Philippoteaux. Beau portrait de Laplace, lisant un livre assis dans un fauteuil . |
Lettre autographe signée, adressée à sa fille. « À bord du Bicentaure, en rade de Toulon, le 10 messidor an 12 de la République » [29 juin 1804] ; 3 pages 1/2 in-4°. Deux mois avant sa mort. « Depuis un mois, ma chère fille, que l’ennemi ne cesse de m’obséder et particulièrement depuis la dernière sortie que j’ai faite pour le combattre, je n’ai pas un moment à moi. L’état de fatigue continuel dans lequel je suis, altére un peu ma santé et j’ai été quelques jours avec de la fièvre […]. Je n’ai de bonheur qu’en pensant à toi […]. Je n’ai pas le tems de manger ni de dormir, comment pourrai - je me livrer à aucune correspondance, mes vrais amis me pardonneront et ne s’en fâcheront pas […]. Je viens d’être nommé Grand Officier de la Légion d’Honneur, on me fait espérer encore une plus haute dignité. Je travaillerai à m’en rendre digne en combattant l’ennemi.» Il est alors miné par la fatigue et la maladie qui l’emporteront le 30 août suivant. |
| LAUGIER Jean, poète français. « LA HUITIÈME COULEUR ». Éditions René Debresse, Paris, 1952 ; 140 X 192 mm, broché. Édition originale. Un des 200 exemplaires sur alfa mousse navarre numérotés de 1 à 200. Bel envoi autographe signé, adressé à Robert Sabatier. « À Robert Sabatier — oui, sûr... ce n’est pas une preuve d’amitié, ça !. Allez quoi, fi des mondains, des let-tristres et vive le vin rouge en bonnissant le vin blanc et le deuxième cigare. Mais tu es un sacré grand poète. Laugier. » |
| LAURENCIN Marie [Paris, 1883 - id., 1956], peintre et graveur français. Lettre autographe signée, adressée à son filleul Jacques Berland. Paris, 10 novembre [1945 ou 1946] ; 2 pages in-8°. Sur ses difficultés matérielles au lendemain de la guerre. « Je n'ai pas répondu de suite à votre lettre parce que occupée à des affaires- et je déteste cela. L'appartement est loué mais encore rien touché de la Préfecture de la Seine alors qu'il y a des locataires qui ont reçu l'indemnité. […] Mon marchand de tableaux s'est fait naturaliser américain et son fils qui était à la division Leclerc va le suivre en Amérique. […] Le ravitaillement va à peu près, Suzanne achète de la viande deux fois par semaine. » |
Lettre autographe signée « Votre Marie », adressée au graveur Jean-Émile Laboureur. [Cachet de la Poste : Paris, 15 août 1924] ; 1 page in-4°, sur papier bleu à son adresse, enveloppe timbrée jointe. « C’est bien gentil cette peine que vous prenez pour les trains, mais vous connaissez la môme Marie. Paresse est son fort en gares. […] Je finis mes vieilles peintailles commencées. » Elle annonce son départ pour Bagnoles Son appartement parisien « est frais et rempli de livres ». |
Lettre signée, adressée au citoyen Quichaud, maître de poste à Saint-Junien. 1er vendémiaire an XII [24 septembre 1803] ; 4 pages in-4° avec adresse et cachet de cire rouge. En-tête « Conseil d’Administration des postes aux chevaux ». « Je vous préviens, que conformément à l’article XII de la loi du 19 frimaire an 7, le compte des gages qui vous sont dus pour l’an onze, a été arrêté à la somme de deux cents trente francs à raison de 6 chevaux. » |
| LAVEDAN Henri [Orléans, 1859 - Paris, 1940], écrivain français. Contrat littéraire signé. Paris, 29 septembre 1897 ; 2 pages in-4°. Contrat établi entre Henri Lavedan et Fernand Samuel (directeur du Théâtre des Variétés) au sujet de sa comédie intitulée Le Nouveau jeu. |
| LAVEDAN Henri [Orléans, 1859 - Paris, 1940], écrivain français. Lettre autographe signée, adressée à Mme Wildschitz. Sans date ; 1 page in-12 sur papier bleu avec un crocodile en relief. « J’ai chargé Mathilde de mes meilleurs souhaits de fête pour vous, mais je veux cependant que ce petit papier vous les exprime aussi sympathiquement que je les forme. Ce sont les vœux les plus sincères et les plus respectueux d’un ami qui vous est très attaché, à vous et à votre excellente famille. » |
Lettre autographe signée, adressée à G. Lenôtre. Paris, 21 mai 1928 ; 1 page in-8°. Il le remercie pour le « bel et charmant article que je dois, dans le Temps à votre vieille, fidèle et toujours attentive amitié ! Que cela me fait donc plaisir et me va au cœur que vous ayez voulu, dans votre galerie de la Petite Histoire, peindre le tableau de mon aumônier et dire avec délicatesse tant de bien de son peintre ! » Il ne se console pas de ne plus le voir, mais « j’accepte puisqu’il y va de la paix de votre esprit et de la beauté de vos ouvrages ». Belle lettre. |
Pensée autographe signée. 1/2 page in-12. « Les pères disparaissent... mais les mères manquent. » Extrait d’Une famille, Ier acte. On joint un portrait photographique. |
| LAVIGNE E., ténor français. Il débuta dans le rôle d'Achille dans Iphigénie en Aulide. Quelque temps considéré comme le rival de Louis Nourrit pour la place de premier ténor à l'Opéra. Lettre autographe signée, adressée à « Monsieur d'Henneville, chef de bureau et secrétaire particulier de l'Intendant général de l'argenterie, menus plaisirs & affaires de la Chambre du Roi ». Bordeaux, 12 janvier 1820 ; 4 pages in-4°. Il cherche à retrouver son poste à l'Opéra. « L'absence, est dit-on, le tombeau de tous les sentiments, je ferai injure à votre cœur, si je le croyais susceptible de cette funeste contagion. […] Du temps où l'orgueil et l'injustice la plus révoltante présidaient les rapports verbaux où administratifs de l'opéra, je ne recevais que des provocations injurieuses et des motifs journaliers de dégout, puisque l'autorité elle-même avait été subjuguée par l'influence d'un seul homme qui, à juste titre, pouvait être surnommé le Robespierre de l'Opéra. Enfin cet homme n'est plus, je n'ai plus d'ennemi. » Il espère ainsi retrouver sa place. « L'Opéra ne peut se plaindre de moi. Persuis était l'auteur de tous les maux, justice me sera rendue. Le grand inquisiteur est mort. » |
| LAVILLE DE VILLA STELLONE César de [Turin, 1775 - Toulouse, 1848], général français. Lettre signée comme général chef d’État-major général du 1er Corps, adressée au général Thiébault à Lübeck. Hambourg le 8 juin 1813 ; 4 pages in-4°. « J’ai l’honneur de vous prévenir que l’intention de M. le Maréchal Prince d’Eckmühl est que vous vous dirigiez de suite sur Hambourg en trois marches, les plus forts du bataillon de la 3e division du 1er Corps, qui sont arrivés dernièrement à Brême, ainsi qu’une batterie d’artillerie de 8 bouches à feu, avec le personnel & les munitions nécessaires. […] S.E. désire aussi que vous fassiez expédier sur Hambourg le plus de munitions d’infanterie & d’artillerie qu’il sera possible, en laissant toutefois à Brême trois cent mille cartouches & un approvisionnement et demi dans les caissons pour la batterie qui est laissée dans cette ville ». Il donne encore d’autres consignes pour la direction d’un convoi d’artillerie et d’infanterie sur Brême. |
| LAVILLE DE VILLA STELLONE César de [Turin, 1775 - Toulouse, 1848], général français. Lettre signée comme général chef d’État-major général du 1er Corps, adressée au général Thiébault à Lübeck. Hambourg le 24 juin 1813 ; 2 pages in-4°. Sur le fort de Travemünde à Lübeck : « Le Prince me charge d’avoir l’honneur de vous dire qu’il a oublié, dans les instructions directes qu’il vous a données ce matin, de vous recommander de vous assurer si à la citadelle & au fort de Travemünde, on a eu la précaution de construire des petits fours pour l’usage de la garnison. S’il n’y en avait point, vous en feriez construire un petit dans la citadelle, & un dans le fort de la contenance de 100 rations de pain ». |
Lettre autographe signée, adressée à Masséna, commandant en chef de l’armée du Portugal. Alenquez, 11 octobre 1810 ; 3 pages in-8° avec adresse sur le 4e feuillet. Il lui signale la mauvaise situation de l’armée devant Alenquez : « Le croquis d’Alenquez que j’ai l’honneur de vous adresser indique la position de cette ville qui est construite sur le revers de la montagne entre la petite rivière et Lobral. Cette position n’est nullement avantageuse pour votre armée; il faut beaucoup descendre pour y arriver, et ensuite sortir par un chemin fort raide, pavé et dégradé en grande partie, de manière qu’on n’en pourrait déboucher que difficilement, pour se porter sur les positions ennemies. Les hauteurs qui environnent de toute part Alenquez permettoient à l’ennemi de nous disputer l’entrée dans cette ville, assez longtemps ; surtout ne pouvant déboucher que par un chemin creux : mais il parait que les anglais ne veulent aucune affaire de détail et concentrent leur force dans les positions qu’ils ont choisis et retranchés fortement, d’après le rapport des paysans ». |
| LE BARGY Simone (Pauline Le Bargy, dite) [1877 - 1985], actrice et femme de lettres française, elle fût le dernier amour d’Alain Fournier. Photographie signée. 90 X 135 mm. Carte postale de la collection Coquelin. Très jolie pièce. |
Lettre autographe signée, adressée à Marcel Batillat. 1 page et demie in-8°. « M. Yung président de l’Art et la Vie que mon fils a vu hier a accepté avec élan votre participation pour samedi 3 mars [...] J’aurais été content de savoir si Chateaubriant avait pu accepter de prononcer quelques paroles - un salut ». |
| LE SUEUR (ou LESUEUR) Jean-François [Drucat-Plessiel, 1760 - Paris, 1837], compositeur et musicographe français. Lettre autographe signée, adressée à M. Osmond, secrétaire du Grand Chambellan de l’Empereur. Paris, 24 germinal an XIII [14 avril 1805] ; 4 pages in-4°. En-tête avec petite vignette à la lyre avec nom et titres imprimés. « J’ai l’honneur de vous envoyer les états que vous m’avez demandés ainsi que les gratifications (en projet) promises depuis longtemps […] pour MM. Grégoire et Morand, secrétaire et commis de la Direction de la Musique […] pour les travaux du matériel qu’ils font sous nos yeux depuis longtemps. […] J’ai l’honneur de vous faire part que les états de la musique tant du voyage pendant 4 jours de toute la chapelle à Fontainebleau, que de la musique générale du couronnement, dont vous m’avez parlés, ont été remis à Monsieur le premier chambellan, immédiatement après cette solennité. Ils ont été d’après ses ordres, remis triples, ce qui a demandé un travail énorme. Il serait instant que l’on payât ces deux objets à tous les artistes ainsi qu’aux avertisseurs, mains d’œuvre et voiture de port d’instrument […] car j’en reçois tous les jours de vives réclamations. J’ai temporisé autant qu’il m’a été possible. On m’avait fait espérer que l’on s’occuperait de la liquidation de ces états avant le voyage de Milan et sitôt après la cessation des frais de concert. » |
| LE VERRIER Urbain [Saint-Lô, 1811 - Paris, 1877], astronome et mathématicien français. Lettre autographe signée, adressée au maréchal Vaillant. Paris, Observatoire impérial, 10 juillet 1856 ; 4 pages in-4°. Le Verrier flatte d'emblée le maréchal Vaillant afin d'obtenir les crédits nécessaires à la modernisation de l'Observatoire. « Vous aurez ainsi, Monsieur le Maréchal, attaché votre nom au premier et au dernier acte relatif à la constitution de l'Observatoire impérial […]. Nous reconnaissons d'ailleurs que l'Empereur aura tout droit d'exiger qu'il lui soit présenté dans trois années un Observatoire de 1er rang, marchant à la tête de la science. » Il souhaite que le premier tiers du crédit (110 000 francs), soit imputé sur 1856 et détaille l'emploi qui sera fait de ces fonds : « Nous avons commencé un équatorial de précision, de 11 pouces 1/2 d'ouverture, instrument dont le besoin est pressant, et pour l'installation duquel 30 000 frs sont nécessaires. […] Il est nécessaire de conclure avant un mois avec Birmingham pour les grands verres […]. Mais si l'on achète ces verres, il faut les tailler au plus tôt. […] Du moment que nous laissons l'Observatoire à Paris, i est nécessaire de placer plusieurs instruments sur le sommet ; ce qui implique la suppression des cheminées. […] Cette opération absolument indispensable à la sécurité de nos instruments et à la valeur de nos observations, restituera, par une heureuse coïncidence, le caractère du monument. […] Si nous ajoutons que nous avons besoin de renouveler notre horlogerie qui date de plus de 50 ans, de compléter nos instruments enregistreurs, de changer la lunette et les microscopes du cercle mural, d'organiser un atelier […], il devient évident que non seulement nous pouvons dépenser la somme demandée, mais que peut-être même pourrions-nous marcher plus rapidement si Sa Majesté l'exigeait. » |
| LÉAUTAUD Paul [Paris, 1872 - Châtenay-Malabry, 1956], écrivain français. Lettre autographe signée de son pseudonyme « Maurice Boissard », adressée à Gaston Picard. Paris, 8 février 1924 ; 1 page in-8°. En-tête imprimé du Mercure de France. « Je suis un lecteur de Paris-Soir depuis son premier numéro. Chargé au Mercure des relations avec la presse, je vous ai inscrit au service de la revue sans attendre votre demande. C’est vous dire que je suis flatté de la demande que vous voulez bien me faire. Mais je suis fort mal fichu en ce moment. Voulez-vous m’excuser ? ». |
|