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Galerie ARTS et AUTOGRAPHES Jean-Emmanuel Raux 9, rue de l'Odéon 75006 PARIS - FRANCE Tel. : 33 (0)1 43 25 60 48 http://www.franceantiq.fr/raux |
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| DÉPARTEMENT DE LA SEINE. Pièce signé « Joubert », adressée aux membres des comités civils et de bienfaisance. Paris, 25 pluviôse an IV [14 février 1796] ; 1 page grand in-4°. En-tête imprimé « Département de Paris » avec vignette. « Citoyens, avant de quitter le poste où la confiance de vos concitoyens vous avait appelés, vous avez saisi avec empressement le dernière occasion qui se présentait de donner un témoignage de votre amour pour la patrie, en éclairant l’administration du département sur les réclamations présentées contre les taxes à l’emprunt forcé, et nous vous remercions du zèle que vous avez mis à nous aider dans ce travail important. […] Malgré nos efforts, un grand nombre d’affaires sont encore en retard. Redoublez donc d’activité, écartez les formes qui retardent ; adoptez les mesures qui accélèrent, donnez tous vos moments à ce travail, sacrifiez y vos veilles et vos affaires particulières, la reconnaissance de vos concitoyens vous dédommagera amplement de quelques jours de fatigues. » Le document est signé par Paré qui écrit « Cette lettre ne peut s’appliquer à la Section des Lombards.» |
| DÉPARTEMENT DE LA SEINE. Pièce autographe signée. 19 prairial an VIII [8 juin 1800] ; 1 page in-4°, oblongue. Il s’agit d’un avis de déménagement du citoyen Bruley, et qui, en conséquence a remis sa carte de sûreté à la municipalité. Le document porte un cachet en noir « Carte de sûreté ». |
| DÉPARTEMENT DU VAR. Pièce imprimée avec signatures. Paris, 17 avril 1791 ; 2 pages in-4°. Extrait des procès-verbaux du directoire du département du Var. Loi relative aux places vacantes par mort, démission ou autrement, dans les directoires de département. |
| DEPLANQUE Jacques-François-Henry [Grenoble, 1766 - Saint-Domingue, 1802], général français. Pièce autographe signée. Il donne et signe ses propres états de service qui s’arrêtent au 25 prairial an III [13 juin 1795] à sa nomination d’adjudant général, chef de brigade. « Il a fait toutes les campagnes de la guerre de la Révolution, tant à l’armée du Nord qu’à celles de Sambre et Meuse et du Rhin.». |
| DERÈME Tristan (Philippe Huc, dit) [Marmande, 1889 - Oloron-Sainte-Marie, 1941], poète français. Carte autographe signée illustrée de dessins. Paris, 22 juin 1937 ; 137 X 90 mm. Carte illustrée de six tortues que Derème a dessinées. « Ce feuilleton m'enchante et la [dessin de tortue] se joint à moi pour que nous vous disions notre remerciement. Je n'avais certes pas oublié votre article de naguère ou (déjà) de jadis sur mes Poèmes des Colombes dont j'avais été si touché. Je mets à côté de lui celui du Journal des Débats, tout plein aussi de remarques si subtiles et qui me fait très grand plaisir. » |
| DÉROULÈDE Paul [Paris, 1846 - environs de Nice, 1914], écrivain et homme politique français. « MESSIRE DU GUESCLIN ». Éditions Calmann Lévy, Paris, 1896 ; 105 x 152 mm, relié en percaline bleu. Ex-libris de la bibliothèque de Lina Sakhy. Envoi autographe signé : « À mon ami Georges Berger et à Mme Georges Berger. Souvenir et hommage. Déroulède. » |
« HISTOIRE D’AMOUR ». Éditions Calmann-Lévy, Paris, 1890 ; in-8°. Édition originale. Un des 50 exemplaires sur hollande. Reliure maroquin à coin, dos orné d’une frise florale dorée (reliure de Bretault), couverture et dos conservés. Envoi autographe signé, adressé à Paul Calmann-Lévy : « À mon ami Paul Calmann Lévy, cordial souvenir, Paul Déroulède. Juillet 1890 ». Bel exemplaire. |
| DESAIX Louis-Charles-Antoine [Saint-Hilaire d'Ayat, 1768 - Marengo, 1800], général français. Portrait en lithographie. XIXe siècle ; 125 X 120 mm sur un feuillet de 210 X 290 mm. Lithographie par Carbillet. Lithographie du 3e régiment du génie. Beau portrait. |
| DESCHAMPS Antoni (Antoine, dit) [Paris, 1800 - Passy, 1869], poète et écrivain français, frère d’Émile Deschamps. Six lettres autographe signées, adressées à l’écrivain et patriote italien Giuseppe Ricciardi. Montmartre et Passy, 9 décembre 1844—27 janvier 1868 ; environ 11 pages in-8 ou in-12, quelques adresses. Intéressante correspondance politique et littéraire à l’écrivain et patriote italien Giuseppe Ricciardi (1808-1882), exilé en France. Longues lettres témoignant de son profond attachement à l’Italie - à laquelle il dit devoir son amour pour les arts et la poésie -, pays dont il embrasse la « cause sacrée » de l’indépendance, rendant notamment hommage à ses martyrs de Calabre (allusion à l’exécution en 1844 des frères Bandiera et de Domenico Moro, après une tentative insurrectionnelle à Cosenza). Longs passages relatifs au journal La Presse, devenu quelque peu frileux après sa suspension en 1857, et à la littérature française dont Antoine Deschamps cite plusieurs acteurs : Edouard Ploviers, Alexandre Dumas, son frère Emile Deschamps, Alexandre Chodzko, que Ricciardi a eu le bonheur de lui faire connaître, etc. Il annonce en outre la mort du Docteur Blanche dont il a été longtemps l’hôte et dont le fils a repris l'oeuvre, commente brièvement un discours de Montalembert, évoque les magnifiques obsèques faites à Béranger dont il avait la plus haute estime, annonce qu’il se rend chez Louise Colet, cite le journaliste Léon de Wailly (de L’Illustration) qui a certaines antennes en Italie et peut oeuvrer pour la cause sacrée de l’indépendance de ce pays en agissant prudemment pour ne pas éveiller l'attention de l’Autriche. |
| DESCHAMPS Émile [Bourges, 1791 - Versailles, 1871], poète français. Lettre autographe signée. Paris, 3 avril 1841 ; 1 page in-8°. « Je n’ai reçu que très tard la très aimable lettre que vous aviez bien voulu remettre pour M. Arnaud. […] Je l’avais déjà rencontré dans le monde […] chez une des plus brillantes cantatrices de nos salons. Il a beaucoup de talent, il a tout pour réussir. […] J’ai bien reçu votre excellente brochure sur l’inondation. » |
Dizain autographe signé. Sans date ; 1 page in-8° oblongue. « D’obscures travaux, de mon délire, Tiennent les flancs enchaînés, Et je ne dirai qu’à ma lyre Mes vers, à l’oubli condamnés : Telle, au fond d’un bois, Philomèle À ses petits, craintifs comme elle, Enseigne des airs ignorés ; Ou tel un oranger sauvage Laisse tomber sur le visage Sa fleur blanche et ses fruits dorés. » |
Lettre autographe signée. Paris, le 1er septembre 1841 ; 3 pages in-8°. « J’ai lu quatre fois votre magnifique prospectus et l’article si profond et si brillant du n° d’hier. […] Je crois fermement à l’avenir du 19e siècle, et ma voix donne des échos partout. Soyez sûr que de grandes sympathies vous sont acquises. Un talent si littéraire et si poétique […] ne pourrait manquer d’y porter la lumière et la flamme. Je suis très fier aussi de voir mon nom figurer parmi ceux des collaborateurs littéraires du 19e siècle […]. Je n’ai pas de loisirs pour la publication d’un nouvel ouvrage qui est tout prêt et qui va rester dans des boîtes de carton, peut-être des mois entiers. […] Le feuilleton de M. Al. Dumas est excellent. Voilà de l’histoire intéressante, comme votre grand article sur la politique inspirée. » |
Lettre signée, adressée au général Turreau. Tours, le 15 germinal an II [4 avril 1794] ; 1 page in-folio, à en-tête imprimé avec nom, titre et « Armée de l’Ouest ». Belle lettre sur les guerres de Vendée. « Le feu a pris dans une caserne le 13 de ce mois, des réquisitions y logeaient. Ce feu a duré jusqu’à minuit et l’ordre de la ville n’en a pas été troublé. Il faudrait que l’on dépaysât le plus promptement possible toutes les réquisitions de ces pays […]. Je vais renouveler la demande que j’ai faite à la municipalité […] afin de ne pas laisser la paille éparse, et prévenir de nouveaux incendies ». Beau texte. |
Pièce autographe signée. [Octobre 1796] ; 3 pages 1/2 in-8°. Rare mémoire médical intitulé « Note sur les maladies principales qui ont paru en vendémiaire an V de la R.F. » Il y a eu en vendémiaire « […] peu de malades soit dans l’hôpital militaire du Val-de-Grâce soit dans le quartier où il est situé et dont les citoyens indigens réclament souvent nos secours. » Il y a eu quelques fièvres consécutives à l’humidité qui a régné en ce mois de septembre 1796. « Quelques catharres et des angines ont été la suite des pluies abondantes auxquelles les militaires sont exposés dans les camps voisins de cette commune. J’ai eu à traiter une petite vérole dans un soldat de 30 ans […]. J’ai traité et crois avoir guéri un vétéran de 60 ans de la maladie pédiculaire par des bains et des lotions d’une dissolution de muriate de mercure corrosif. » Texte médical superbe. |
Pièce signée. Paris, le 22 septembre 1820 ; 1 page in-4°, en-tête « Les membres du Conseil de santé des armées ». Le document est signé aussi par Laubert et Gallée. « Les membres du Conseil de santé des armées consultées par le Bureau […] sur l’aptitude de Monsieur Agnier […] à remplir les fonctions de […] a.major[aide-major], lui ont fait résoudre les questions d’usage. Il résulte des réponses que ce candidat est susceptible d’être promu au grade d’aide major. » |
| DESJARDIN Jacques (Jacques Jardin, dit) [Angers, 1759 - Landsberg, 1807], général français. Pièce signée. Sans date ; 1 page in-4°. Extrait du registre aux procès-verbaux des séances de l’administration centrale du département de la Lys à Bruges, signée pour copie conforme. Cet extrait fait ressortir la probité et le civisme du commissaire des guerres Berwyer à Bruges. « Il a, dans les circonstances les plus critiques, déployé le zèle, l’activité et le talent d’un administrateur instruit et guidé par l’amour du bien public. » |
Lettre autographe signée. Paris, 3 novembre 1908 ; 2 pages in-8°. « Je vous renvois le résultat des inoculations faites avec l’urine de votre malade. Il plaide en faveur de votre opinion ; je ne crois pas qu’il doive faire oublier la constatation auxquelles conduisent le toucher rectal. […] Vous me permettrez de vous conseiller de tenir votre malade en observation en présence de la possibilité d’une affection. » Lettre intéressante. |
Lettre autographe signée, adressée au peintre Constant Baruque. Sète, 18 novembre 1962 ; 1 page n-8° sur papier à son nom. « Je m’excuse du silence ! et du non renvoi du livre dédicacé depuis son arrivée. […] Je pensais voir amis ou vous-même de Limoux pour vous le donner : À la campagne loin de la poste aussi ; beaucoup de travail aussi (et l’hiver on est quand même un peu moins vivace) toile de 14 m2, une vingtaines de toiles sur Venise, douze illustrations sur l’Étang de l’Or. Même le courrier quelque fois est don négligé. […] Que deviens mon ami M. Girard il avait un beau paysage de moi qui avait été prêté à votre musée ». On joint une carte de voeux pour l’année 1963, au même. |
Pièce autographe signée. Paris, 7 juin 1817 ; 1 page in-12 carrée. « J’ai l’honneur de saluer très cordialement mon très honoré collègue M. Husson, et de le prier de me permettre de disposer aujourd’hui à deux heures de l’enfant que je lui ai envoyé samedi dernier, pour faire quelques vaccinations. » |
| DESPRÈS Jean-Baptiste Denis [Dijon, 1752 - Paris, 1832], écrivain et journaliste politique français. Lettre autographe signée, adressée à M. Legrand. 27 décembre 1807 ; 1 page in-4°. « S.M. la Reine de Hollande recommande à votre bienveillance, le Sr Pecatte, courrier, dont j’ai l’honneur de vous adresser la pétition, appuyée de certificats favorables. S.M. sera sensible à ce que vous daignerés faire pour ce courrier, père de quatre enfans et digne de votre intérêt. » |
Important manuscrit qui est le recueil des lettres écrites à sa famille, à l’Empereur, aux Maréchaux, Ce recueil renferme une lettre originale autographe signée, adressée à son père en 1808. Le manuscrit comprend 117 pages, sur 140 (les feuilles restées vierges ont été soigneusement découpées sans doute pour être utilisée par la suite). Beaucoup de ces courriers envoyés entre 1805 et 1813, portent l’accusé de réception des postes aux armées. Cet ouvrage provient directement de la famille, (donné en 1954) et n’a jamais été vu sur le marché. Lettres particulières et de famille du Général de Division Comte d’Empire, grièvement blessé à Toulon ou il fut remarqué par Bonaparte, blessé et fait prisonnier à la bataille de Rivoli, blessé à Wagram. Il a fait toutes les campagnes de la Révolution et de l’Empire, dont la campagne de Russie où il sera blessé à trois reprises. Il a été sous les ordres des plus grands chefs militaires de l’époque, dont les Maréchaux Masséna, Oudinot, Davout, Suchet. Durant la glorieuse campagne de France, il défendra avec beaucoup de courage la Savoie, ce qu’il lui vaudra le surnom de « Bayard du Mont-Blanc ». Joseph Marie Dessaix, général français, (né le 24 septembre 1764 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie, ancien département du Mont-Blanc) - mort le 26 octobre 1834 à Marclaz). Fils d’un médecin, il prit le grade de docteur en médecine à Turin, et vint exercer son art à Paris. Il adopta les principes de la Révolution française, entra, au mois de juillet 1789, dans la garde nationale parisienne, retourna à Thonon en 1791 pour y faire germer les idées françaises, revint à Paris en 1792, et concourut avec Doppet, dans le dessein commun de porter la liberté en Savoie, à la formation de la société de la Propagande des Alpes, nommé presque aussitôt : Club des patriotes étrangers. En 1792, il proposa à la Convention la création de la légion des Allobroges. Nommé capitaine dans cette légion le 7 août, il commandait le noyau de sa compagnie dans la journée du 10 août. Il fut fait chef de bataillon le 13. Suivant le décret, l’organisation définitive de la légion devait avoir lieu à Grenoble; Dessaix et Doppet conduisirent donc leur troupe dans cette ville. Au mois de septembre, la légion entrait à Chambéry avec le général Montesquiou ; et au mois de novembre, Dessaix succédait à Doppet dans le commandement de cette troupe. En juin 1793, il marcha contre les Marseillais avec l’armée des Pyrénées-Orientales , fut nommé colonel le 17 août, entra le 20 à Marseille et se rendit ensuite à Toulon. Sa conduite au siège de cette place parut digne de récompense aux représentants du peuple, qui voulurent le nommer général de brigade ; mais il refusa un avancement qu’il croyait ne pas avoir mérité. En l’an II, il servit à l’armée des Pyrénées, et se distingua, le 13 floréal, en repoussant avec sa légion, forte de 1,500 hommes, les attaques de 8 000 Espagnols, auxquels il fit éprouver une grande perte. Le 17, il contribua à la prise de Saint-Laurent de la Monga. Il s’empara de Campredon le 19 prairial. Après s’être trouvé aux différents combats qui signalèrent la fin de cette campagne, il passa à l’armée d’Italie au commencement de l’an III. Au mois de nivôse, il enleva les redoutes de Saint-Jean, en Piémont, et reçut un coup de baïonnette à la tête. Ses soldats voulaient fusiller les prisonniers qu’ils venaient de faire, mais il les sauva au péril de ses jours. Le 11 thermidor, il fut blessé à la retraite de Salo. Le lendemain, il pénétra dans cette ville, s’empara de deux pièces de canon, de deux drapeaux et de 200 Autrichiens, poursuivit l’ennemi et délivra le général Guieux et 300 Français. Il se rendit maître de Rocca-d’Anfo le 19, et de Stora le 23. Le 1er fructidor il reçut une blessure en s’emparant d’une redoute armée de deux canons; il courut de grands dangers le 19, dans une reconnaissance sur l’Adige. Le 22, il prit San-Michaeli ; le 1er jour complémentaire, le général Vaubois lui ordonna de tenir jusqu’à la dernière extrémité au plateau de Rivoli. Il fit ses dispositions en conséquence; mais, cerné par des forces supérieures, couvert de blessures’, il tomba au pouvoir des Autrichiens, qui le conduisirent en Hongrie. Après une captivité de sept mois, il revint en Italie à la suite d’un échange, et fut élu, en germinal an VI, par le département du Mont-Blanc, député au Conseil des Cinq-Cents, où il ne se fit remarquer que par des opinions républicaines des plus avancées. Malgré son opposition au mouvement de Brumaire, le premier Consul lui conserva le commandement de son corps, devenu 27e demi-brigade légère et l’envoya en Hollande. Il commanda successivement Nimègue, Berg-op-Zoom, Rotterdam, Dusseldorf, le grand duché de Berg, Aschaffenbourg, Francfort, La Haye, Breda. Le 11 fructidor an XI, le premier Consul lui conféra le grade de général de brigade, et le nomma en l’an XII, les 19 frimaire et 2o prairial, membre et commandant de la Légion d’honneur. Employé à la Grande Armée en l’an XIV, il se distingua à la prise d’Ulm. En 1809, il commanda une brigade de l’armée d’Italie sous les ordres du prince Eugène de Beauharnais, fut blessé le 10 avril, au passage du Tagliamento, prit le commandement de l’avant-garde de l’armée, se trouva à la bataille de la Piave le 8 mai, et à toutes les affaires qui eurent lieu jusqu’à la jonction avec la Grande Armée, et fut créé comte de l’Empire et général de division le 9 juillet, quelques jours après la bataille de Wagram, où il avait été blessé à la cuisse. Dans un déjeuner qu’il fit à Vienne, Napoléon Ier le salua du surnom d’intrépide. En 1810, il eut le commandement d’Amsterdam, et reçut, le 30 juin 1811, la décoration de grand officier de la Légion d’honneur; l’Empereur le fit aussi électeur du département du Léman. Employé en 1812 au 1er corps de la Grande Armée, il fut blessé, le 22 juillet à Mohilow, concourut à la prise de Smolensk, combattit, le 7 septembre, à la bataille de la Moskowa, eut bientôt après le bras fracassé par un biscaïen, dut céder sa division au général Rapp, et reçut, au commencement d’octobre 1812, le commandement de Berlin, commandement qu’il conserva jusqu’au 26 février 1813. Il était dans ses foyers depuis plusieurs mois, lorsque, le 4 janvier 1814, l’Empereur le chargea d’une partie de la défense des Alpes. Obligé de se replier, il rejoignit le corps d’Augereau. Les faits de guerre qui lui sont propres pendant cette courte campagne, pour être obscurs, n’en méritent pas moins d’être cités, et c’est avec un sentiment de reconnaissance justement apprécié, que ses compatriotes l’appelèrent alors le Bayard de la Savoie. Dessaix se soumit aux événements politiques de l’époque, et reçut la croix de Saint-Louis le 27 juin 1814. Napoléon, à son retour de l’île d’Elbe, lui donna le commandement de Lyon, puis celui d’une division de l’armée des Alpes, sous Sachet. Après la seconde abdication, il se réfugia dans le pays de Gex, d’où il revint à Thonon. Il quitta la France en 1816 et se retira d’abord en Suisse, puis en Piémont. Arrêté au mois de mai 1816 et conduit au fort de Fenestrelles, il n’en sortit qu’au mois de septembre suivant, et sur un ordre du roi de Sardaigne. Il se retira à Ferney-Voltaire , où son frère exerçait la profession d’avocat. En 1821, quand les patriotes piémontais voulurent secouer le joug qui pesait sur eux, ils jetèrent les yeux sur lui pour commander les forces de l’insurrection ; mais, soit raison de santé, soit tout autre motif, il laissa ce commandement aux généraux Guillaume de Vaudoncourt et Belloti. Il accueillit la révolution de 1830 , et fut nommé, par ordonnance du 12 novembre, commandant de la garde nationale de Lyon. Son nom est gravé parmi ceux de la face Nord de l’arc de triomphe de l’Étoile. |
| DESSAIX Joseph-Marie [Thonon, 1764 - Marclaz, 1834], général français. Lettre signée, adressée au général Montrichard. Lunebourg 9 thermidor an XI [28 juillet 1803] ; 2 pages 1/2 in-4°. En-tête « Armée d’Hanovre » avec nom et titre imprimés. Concerne des mouvements de troupe sur l’Elbe et le logement intempestif de soldats chez des malheureux « qui n’ont qu’un peu de paille à lui donner ». « Je suis occupé en ce moment à faire préparer des casernes pour quelques compagnies, la troupe voit avec plaisir ces dispositions, elle vivra beaucoup mieux et d’une manière plus régulière, et j’aurai en outre les facultés de pouvoir la réunir à l’instant ou j’en éprouverai le besoin », etc. |
Dessin aquarellé représentant un clairon de zouave. 130 X 193 mm. |
Dessin à l’encre de Chine représentant deux militaires en faction à l’entrée d’une caserne. 26 décembre 1904. Dessin signé « Louis Géaux » (?). Légende : « Ordre de l’adjudant Ne laisser sortir aucun animal du quartier. Sergent quel animal, comprends pas moi-même, d’ailleurs je m’en fous, suffit que je vous le dise.». |
Rapport signé par le général Destaing. « Rapport du 26 au 27 brumaire troisième année républicaine » [16 au 17 novembre 1794] ; 3 pages 1/2 in-4°. Document historique concernant la fameuse bataille de la Montagne Noire. Très beau texte : « Hier le Général Sauret ayant reçu l’ordre du Général en chef pour partir avec quatre mille hommes et se porter sur la grande redoute espagnole appelée citadelle au delà de Capmania, donna ordre à la troupe de se tenir prête à onze heures et, après avoir opéré sa jonction avec la brigade du Gal Guillot, partit à minuit sur trois colonnes, celle de droite aux ordres du Gal Guillot, celle du centre aux ordres du Gal Causse, et celle de gauche aux ordres du Gal Motte. Il se fit précéder par 800 tirailleurs. » Suit le récit de la bataille et des manœuvres militaires. « Nous ignorons encore au juste le nombre des morts et des blessés, on en faira passer l’état demain, mais il est très faible eu égard aux dangers que les républicains ont bravés. La perte de l’ennemi doit avoir été plus forte, nous avons faits quelques prisonniers et reçu une douzaine de déserteurs. […] L’adjudant Gal en chef de l’état-major de la 3e Division. Destaing. » Important texte historique, écrit au lendemain de la bataille de la Montagne noire. |
| DESTERNES Édith [Paris, 1901 - La Charité-sur-Loire , 2000], peintre français. Lettre autographe signée, adressée à M. Patris. 15 décembre 1976 ; 2 pages in-4°. « J'ai eu le privilège de voir, avec M. Jean Guitton et Mme Boudot, votre film. Je sais qu'il vous a coûté beaucoup d'inquiétude et de peine... comme je le comprends ! on n'aborde pas un tel sujet, un tel personnage sans appréhension. Soyez rassuré, votre film est d'une grande portée. […] En même temps que la profondeur, l'incandescence d'un esprit, toute la grâce d'un enfant, tous deux se rejoignent dans une même limpidité d'âme. […] Vous avez fait un travail d'artiste qui parle au coeur. Je crois que c'est le plus bel éloge que je puisse vous faire. » |
| DETAILLE Édouard [Paris, 1848 - id., 1912], peintre militaire français. Lettre autographe signée, adressées au marquis de Massa. Samedi soir ; 3 pages in-8°. « Si je m’étais trouvé chez moi, je vous aurais fait voir mes collections militaires qui vous auraient intéressées, et nous aurions causé de toute autre chose que du programme. Dites aux organisateurs de la fête que vous ne m’avez pas parlé parce que vous savez que depuis longtemps je ne fais plus de ces sortes de dessins. » |
| DETAILLE Édouard [Paris, 1848 - id., 1912], peintre militaire français. Lettre autographe signée, adressée à Miguel Zamacois. 10 juillet 1898 ; 1 page in-8°. « Je suis heureux d’apprendre que tu es couronné par l’Institut. » |
Photographie signée. 300 X 200 mm. Photographie (retirage) représentant son avion (Potez 53, type Coupe Deutsch de 1933) sur un terrain. (Ancienne collection docteur Fossier.) Rare. |
Ensemble de 2 lettres signées, adressées à Pierre Brisson. Paris, mars-avril 1959 ; 5 pages in-4°. Intéressante correspondance dans laquelle il défend le général Giraud contre les accusations du maréchal Juin dans ses Mémoires. Il articule son argumentation autour des sujets suivants : la souveraineté nationale, le réarmement de l’armée française, le début de la campagne de Tunisie, l’atmosphère de putsch à Alger en juin 1943, la troisième division. On joint une lettre du général Chambre sur le même sujet, et la copie d’une autorisation du ministre des Armées pour publier sa lettre. Ces lettres ont été publiées dans le Figaro avec l’aval du ministère des Armées. Sur l’atmosphère de putsch à Alger en juin 1943 : « Le maréchal Juin en attribue la responsabilité au général Giraud. C’est volontairement oublier certains éléments armés qui, à Alger, proféraient de graves menaces, c’est surtout oublier les provocations à la désertion qui se généralisaient vis-à-vis des troupes de l’Armée d’Afrique, et cela par tous les moyens ; c’est également omettre les transports routiers (militaires) emmenant les déserteurs en Tunisie, chez les F.F.L., après passage dans des centres de rassemblement établis dans la grande banlieue d’Alger, où les déserteurs recevaient équipements, vivres de route et nouvelles pièces d’identités. » Dossier rare. |
| DIAZ DE LA PEÑA Narcisse Virgilio [Bordeaux, 1808 - Menton, 1878], peintre et lithographe français d’origine espagnole. Lettre autographe signée. Paris, 28 février 1858 ; 1 page in-8°. « J’ai l’honneur de vous confirmer ma première commande . Vous pouvez donc faire tirer cent épreuves de la lithographie de M. Vernier d’après mon tableau ». |
Lettre autographe signée, adressée à M. Dixon. 1849 ; 1 page 1/2 in-8°, en anglais. |
| DIÉMER Louis [Paris, 1843 - id., 1919], pianiste et compositeur français. Lettre autographe signée, adressée à M. Ziegler (second époux de la cantatrice Marietta Alboni). Saint-Martin-du-Tertre par Luzarches, 9 août 1889 ; 4 pages in-8° sur papier de deuil gravé à son monogramme. « J'ai été très sensible à vos bonnes félicitations et à celles de notre chère grande artiste, mais comme vous me le dites si gentiment je voudrais bien voir le violet se changer en rouge prochainement […]. On me fait espérer pour le mois de septembre et cela à l'occasion de l'Exposition que nous pourrions moi et mon ami Delsait je crois, passer chevalier de la Légion d'honneur à cause des séances de musique ancienne que nous avons données au Trocadéro et nous serions alors considérés comme exposants. » Il demande aussi leur appui pour sa promotion auprès du ministre du Commerce. |
Photographie autographe signée, dédicacée à Louise Abbema. Avril 1880 ; 108 x 165 mm. Photographie de cabinet de J. Tourtin Aîné. « à Mademoiselle L. Abbema, souvenir du Nabab. Monpavon. Dieudonné. Avril 1880 ». En souvenir de la pièce d'Alphonse Daudet, Le Nabab, dans laquelle il tient le rôle du Marquis de Monpavon. |
| DIEUDONNÉ Robert [Paris, 1879], journaliste et écrivain français. Pièce signée. Paris, 17 octobre 1913 ; 1 page in-8° oblongue. « Reçu de Monsieur Georges Courteline la somme de deux cent cinquante francs (dont cent vingt cinq au compte de Raoul Aubry pour la mise en film des Ronds-de-cuir. ». Il avait adapté cette comédie au théâtre avec R. Aubry, en 1911. |
| DIPLÔME DE L’UNIVERSITE DE DÔLE. Pièce signée par Cl. F. Talbert, doyen de l’Académie de Dôle. Dôle, 20 mai 1660 ; vélin in-plano (510 x 580 mm). Lettres peintes en tête et bordures peintes aux motifs floraux ; en latin. Beau diplôme de docteur en droit de l’Université de Dôle pour Pierre Froissard de Broissia. On joint 1 lettre autographe signée et 1 pièce autographe signée de Millot, curé de Menoux, 1773-1777. |
| DIVOIRE Fernand-Jacques-Paul [Bruxelles, 1883 - Vaucresson, 1951], poète et écrivain français. 3 lettres autographes signées, adressées à Henri Lapauze : — Sans date ; 1 page in-8°. En-tête de L’Intransigeant : « L’Intransigeant me charge de poser à quelques personnes compétentes cette question : Quel est le plus beau tableau du Louvre, celui qu’il faut mettre à la place de la Joconde ? » — 1916 ; 1 page in-8°. « Nous ne nous serons point convaincus, puisque nous avons chacun nos preuves, mais chacun de nous sera sûr de l’entière sincérité de l’autre.» — Paris, 4 février 1922 ; 1 page in-8°. En-tête de l’Association des courriéristes littéraires. Il propose un article. |
Environ 30 documents. 4 calendriers portatifs de poche gravés (1823-1830) ; prospectus illustrés d’hôtels allemands (Bonn, Cologne, Francfort) ; prospectus publicitaires (musique militaire de Gambaro, vente du Componium ou improvisateur musical, Lagrange successeur de Débitte) ; lettres avec vignettes du facteur d’orgues Vérani (1831) ; 3 factures parisiennes (1863-1864, dont le tailleur Edme Paris), carnet de dépenses du colonel Rapatel (1812-1813) ; 2 rares programmes de concerts aux Tuileries (1845) ; notices et brochures imprimées : Charte constitutionnelle de 1814, catalogue de l’Accademia di Belle Arti (Venise) 1853, Le Chant de Lutèce ou Nouvelle Marseillaise (1879), Panthéon de la Légion d’honneur par T. Lamathière, plan de l’Exposition coloniale de 1931, etc. Lot intéressant. |
| DOLÉRIS Jacques-Amédée [Lembaye, 1852 - Pau, 1938], obstétricien et homme politique français. Lettre autographe signée. Paris, 3 novembre 1908 ; 1 page in-12 sur papier de deuil. Il ne peut pas aller avant la semaine prochaine à Montpellier. « Le voyage étant long et exigeant deux jours au moins, le prix de mon déplacement serait de deux mille francs environ. » |
| DONNAY Maurice [Paris, 1859 - id., 1945], auteur dramatique français. Lettre autographe signée, adressée à Mme de Broutillet de la Librairie Hachette. 2 octobre 1917 ; 1/2 page in-8°, adresse timbrée au dos. Il ne peut la recevoir ayant des contraintes à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. « Ne pourriez-vous pas fixer la cérémonie au jeudi 25 ou bien au samedi 27 octobre ? » |
| DORET Marcel [Paris, 1896 - Vernet, 1955], aviateur français. Photographie signée. 230 x 170 mm. Photographie d’André, Le Bourget, représentant en vol le Trait-d’Union, équipage Le Prix-Doret ; Dewoitine 33, moteur Hispano Suiza 650 cv, détenant 8 records du monde dont celui de distance en circuit fermé. Envoi : « À Roger Lepreux Marcel Doret ». Beau document. |
| DORGELÈS Roland (Roland Lécavelé, dit) [Amiens, 1885 - Paris, 1973], écrivain français. Lettre signée, adressée à Gaston Picard. Paris, le 1er mai 1957 ; 1 page in-4°, enveloppe jointe. « Des fautes et des coquilles, j’en ai relevé un certain nombre dans mes livres. Parfois elles m’ont fait sourire, parfois elle m’ont fait grincer des dents. Dans une traduction espagnole d’un de me livres de guerre, le traducteur qui devait ignorer l’argot, faisait dire à mes soldats : “ Vivement la permission pour qu’on aille à Panama”. Cela prenait un sens défaitiste qui a dû étonner certains lecteurs. » |
Pensée autographe signée. 1/2 page in-4°. Sur papier à son adresse gravée. « N’écoutez pas ces vieilles gens qui vous affirment que la jeunesse est la plus belle époque de l’existence. Ce serait trop triste et pour nous et pour vous... Roland Dorgelès ». |
| DOUCET Camille [Paris, 1812 - id., 1895], auteur dramatique français. Lettre autographe signée, adressée au secrétaire de la Comédie Française. Paris, 14 juillet 1856 ; 1 page in-8°. En-tête « Ministère d’État, Théâtres ». Lettre de rendez-vous. « Je serai à votre disposition demain, mardi de 1 heure à 4. » |
| DOUCET Jacques, chanteur lyrique. Photographie autographe signée. 1942 ; 90 X 140 mm. Photographie Studio Hollywood. Envoi autographe signé : « Pour Mathilde et Roger, amicalement. J. Doucet. » |
| DREYFUS Alfred [Mulhouse, 1859 - Paris, 1935], officier français accusé d’espionnage. Lettre autographe signée, adressée à Roujon pour son élection à l’Académie. Paris, 16 février 1911 ; 1 page 1/2 in-8° sur papier de deuil. « J’ai attendu ce jour pour répondre à votre bonne lettre et je suis heureux de vous dire quelle joie est pour moi le succès que vous venez de remporter à l’Académie française. […] Vous dire que vous nous manquez, c’est trop peu dire ! Le frère aîné que j’ai perdu est bien celui que vous aviez vu avec nous à Chambéry. » Recherché. |
LEBON André [Dieppe, 1858 - Paris, 1938], homme politique français. Lettre signée, adressée à Mme Dreyfus. Paris, le 4 juillet 1896 ; 1 page 1/2 in-4°. En-tête imprimé « Ministère des colonies ». La lettre concerne l’envoi de livres au déporté Dreyfus. « Je vous informe que des mesures sont prises pour faire diriger sur la Guyane française dans le plus bref délai possible, les volumes et publications diverses que vous avez transmis au Département pour être remis au déporté Dreyfus. Toutefois, les envois fréquents de cette nature présentant de sérieux inconvénients, j’ai décidé qu’à l’avenir vous ne seriez autorisée à expédier des livres à ce condamné qu’une seule fois par trimestre et que le nombre de ces publications ne devra pas dépasser 20 au maximum, pour chaque envoi. André Lebon, ministre des Colonies du 29 avril 1896 au 31 mai 1898. Il est obligé de démissionner en mai 1898 à la suite de la campagne dirigée contre les mesures particulièrement dures qu’il avait prises contre Dreyfus alors emprisonné à l’île du diable. Document exceptionnel. |
Ensemble de 4 lettres autographes signées, adressées à sa fille Jeanne. 1916 ; 6 pages in-12 avec 1 enveloppe jointe : - 31 janvier 1916, enveloppe jointe. Il a reçu son petit mot du 28 et « espère que vous profiterez bien de votre voyage, et que le soleil, que nous ne voyons guère ici, vous accompagne dans vos promenades. […] Nous venons d'avoir une nuit plutôt agitée. Après la première incursion d'un Zeppelin samedi soir sur Paris, un second Zeppelin est venu hier soir, mais n'a pu dépasser Montmorency. Il nous a gratifié d'un nombre considérable de bombes qui, par un hasard merveilleux, n'ont produit ni dégâts matériels, ni atteintes aux personnes. Dix énormes bombes incendiaires sont tombées dans un champ à 500 m environ de mon logement. » - 15 février 1916. Il a reçu sa gentille lettre. « Tu peux constater ce qu'est une installation sommaire. On n'y a pas toutes ses aises et ce n'est pas fait pour y habiter d'une façon constante. Maman est venue déjeuner avec moi dimanche ; elle a vu mon logement et a pu également constater combien l'humidité y règne. Tu es aussi plus proche de la ligne de combat et te rendre ainsi mieux compte de toute l'horreur d'une guerre que nous n'avons pas cherchée mais qu'il faut soutenir avec ténacité jusqu'au bout pour délivrer l'Europe de ce cauchemar qu'est le règne de l'hégémonie prussienne, c.à.d. celui du droit de la force. » - 2 mars 1916. « Nous n'avons toujours pas de nouvelles de Pierre mais je sais que toutes les correspondances de cette région sont arrêtées en ce moment, et tout le monde est dans les mêmes conditions. » - Dimanche 11 mars [1916]. « Je suis heureux de savoir que ta santé est toujours bonne ; tu vas être bientôt au bout de tes peines. […] La boue est effroyable sur les routes. Je vais cependant faire une bonne promenade à cheval. […] La réception du Rat a-t-elle été brillante ? » |
Lettre autographe signée « Juliette », adressée à Victor Hugo. 27 septembre, « Vendredi matin 10h » [1850] ; 4 pages in-8°. Elle espère que « l'amour des beaux-arts vous attirera dans votre atelier » avant qu'elle ait fini cette lettre « et que je serai interrompue dans mon élucubration par votre auguste présence plus opportune que le brouillard pour les dépêches télégraphiques. Il serait possible que j'allasse voir Eugénie avant de m'habiller pour n'avoir plus à sortir de la journée. Cela dépendra si tu viens ou si tu ne viens pas d'ici là car je resterai ou je m'en irai selon que tu seras là car avant tout je veux profiter des courts instants que tu passes chez moi. Comment vas-tu mon petit homme ? Cette nouvelle cautérisation te paraît-elle devoir faire plus d'effet que les autres ? J'ai hâte de savoir que tu vas mieux. Est-ce que ce n'est pas aujourd'hui que tu prends ton bain de soufre ? […] Je suis plus impatiente de te voir guéri que de te voir quoique ta vue soit pour moi comme le rayon de soleil qui réchauffe le cœur et réjouit les yeux. Dépêche-toi mon petit homme de faire tout ce qu'on te prescrit et avec la plus scrupuleuse exactitude pour être plus vite débarrassé de ton mal de gorge. Qui sait peut-être que si tu étais guéri tu sentirais le besoin de faire une petite excursion de huit jours avec ta pauvre vieille Juju. Je me flatte de cette espérance qui ne se réalisera pas hélas! Mais je serai toujours bien heureuse de te savoir guéri : ainsi de toute façon, mon amour, dépêche toi de te guérir. Juliette. » |
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