Librairie les AUTOGRAPHES
Thierry Bodin
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Abel GANCE (1889-1981) le grand cinéaste :
L.A.S. ; 1 page et demie in-4, en-tête et vignette Films Abel Gance.
400,00 Euros
Il tient à remercier personnellement son correspondant « de la lettre que vous avez spontanément écrite sous le coup de l’émotion produite par mon film. Vous ne saurez croire combien je suis touché quand je sens que des cœurs battent comme le mien. C’est hélas trop rare. J’ai toujours pensé que les diamants étaient des larmes d’admiration vitrifiées. Votre sentiment donc doit enrichir votre sensibilité, & ceci est ma récompense »…

Achille DEVERIA (1800-1857) peintre et lithographe :
L.A.S. ; 3/4 page in-8 au chiffre ED.
200,00 Euros
… « les 2 dessins que vous m’avez fait l’honneur de me demander sont à votre disposition. Celui de Carlotta GRISI est de 100 fr. Pourtant je ne suis pas sûre d’avoir atteint parfaitement le but que vous vous proposiez »…

Adolf Erik NORDENSKJÖLD (1832-1901) explorateur et géographe suédois :
L.A.S., Naples 19 février 1880, à une Princesse ; 2 pages in-8 ; en allemand.
450,00 Euros
Il la remercie de sa lettre, et de toutes les bonnes choses qu’elle lui dit. Il part de bonne heure le lendemain pour Rome, et doit encore écrire une douzaine de lettres et télégrammes. Il est vraisemblable qu’il reviendra encore quelques jours après Rome...

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Adolphe ADAM (1803-1856) compositeur :
MANUSCRIT MUSICAL autographe signé « A.A. », Air de Ballet composé et exécuté chez Mr de Castellane, 1er mars 1845 ; 6 pages oblong in-fol. (papier un peu sali).
600,00 Euros
Air de ballet pour quatuor à cordes et piano, en do majeur à 3/4, marqué Andante, puis Allegretto et Allegro. Il compte 137 mesures.

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Adolphe THIERS (1797-1877) homme d’État, historien, Président de la République :
L.A. (minute), 15 août 1872, à Raymond de SAINT-VALLIER, commissaire extraordinaire à Nancy ; 3 pages in-4.
900,00 Euros
TRÈS INTÉRESSANTE LETTRE AU SUJET DES NÉGOCIATIONS SUR L’ÉVACUATION DU TERRITOIRE PAR L’ALLEMAGNE. La France compte commencer à payer les premiers 500 millions le 17 septembre, mais cela exige du temps « car bien que les 500 millions soient déjà dans les mains de nos correspondants […] il faut du temps pour verser une somme aussi considérable. De plus nous tenons compte de faire concorder l’évacuation de la Marne et de la Haute Marne avec l’achèvement des baraques en construction dans les quatre autres départements occupés » [Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle, Meurthe et Vosges]. Les troupes allemandes ne devront aller que de baraquements abandonnés en baraquements achevés et habitables, et il faut que tout cela se règle à l’amiable « et sans réclamations de notre part contre les retards d’évacuation » engendrés par des retards de construction de ces nouveaux baraquements… « Quant à notre politique, elle est la même, c'est-à-dire pleinement et fermement pacifique et nullement modifiée par le succès de l’emprunt. Le gouvernement est composé de gens sensés qui ne se grisent pas [...] Nous connaissons la force de la France […] mais cette force nous ne voulons en faire ni un moyen de guerre, ni un moyen de nouvelles perturbations en Europe. Nous voulons seulement que la France regagne son rang et son poids dans le monde. Les efforts que nous ferons pour reconstituer ses finances et son armée, n’ont pas d’autre but. Je l’affirme, et je n’ai jamais manqué à une parole, ni comme homme privé, ni comme homme public »…

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Alain ROBBE-GRILLET (1922-2008) écrivain et cinéaste :
L.A.S., Paris 10 septembre 1956, à François MAURIAC ; 6 pages in-4 (qqs lég. effrang.).
2 000,00 Euros
IMPORTANTE LETTRE OUVERTE EN RÉPONSE À UN ARTICLE DE FRANÇOIS MAURIAC dans Le Figaro littéraire du 28 juillet 1956, « La Technique du cageot ». ... « vous n'aimez pas qu'un romancier ait des théories concernant le roman, vous pensez que le cageot est aussi un état d'âme, enfin vous me soupçonnez de n'avoir pas assez d'estime pour mes illustres prédécesseurs, Dostoïevski, Balzac, etc. » Il a dû bien mal s'exprimer si Mauriac a pu croire qu'il avait du mépris pour eux. « Non ! Cent fois non ! […] J'ai écrit, seulement, (après Nathalie SARRAUTE et quelques autres) que ces techniques sont périmées - mais périmées aujourd'hui - et que l'on ne peut accorder la moindre importance aux romans qui prétendent utiliser maintenant l'une de ces techniques »… Le Corbusier n'a pas de mépris pour le style ogival s'il estime impossible de construire en 1956 une cathédrale gothique, et Robbe-Grillet apprécie des techniques de 1840 ou de 1870 dans l'histoire. Il se méfie de la consommation massive des chefs-d'œuvre du passé comme d'un phénomène de facilité… Il en vient à la question du romancier théoricien : « Au nom de quoi a-t-on décidé que le roman, le roman seul, doit ne relever que de l'inconscience, pour ne pas dire de la bêtise ou de la folie ? »… Lui-même attache de l'importance aux problèmes d'écriture. « Peut-être ma recherche est-elle utopique, et la littérature ne peut-elle, précisément, se situer que dans cet intervalle louche, entre les choses et elles-mêmes, entre l'homme et lui-même, entre le monde et l'homme. Alors je n'arriverais jamais à écrire ce dont je rêve, ni même à mon approcher. […] Ou bien, peut-être, suis-je seulement ce que j'ai nommé un fou. J'aurais alors l'espoir - le seul que vous m'accordiez - d'écrire un jour de grands livres sortis de mon inconscient, ou dictés par quelque Dieu, dont la valeur m'échapperait et n'aurait rien à voir avec mes théories. Je me demande si, dans ce cas-là, je ne préférerais pas m'arrêter tout de suite d'écrire. Ce serait pour moi quelque chose comme le désespoir »…

Albert SAMAIN  (1858-1900) poète :
L.A.S., 14 janvier 1899, à Alfred VALLETTE ; 2 pages et quart in-8.
400,00 Euros
« Le malheur que je pressentais vient de s'abattre sur moi. Ma pauvre mère est tombée frappée de congestion cérébrale ; je l'ai trouvée étendue à terre dans l'entrée, le bras et la jambe droite paralysés. J'étais seul et c'est moi qui l'ai relevée pour la porter jusqu'à son fauteuil. [...] Je dois dire que je n'ai pas été surpris, c'est vous faire juger ma vie depuis longtemps »... Il ne sait quand il pourra continuer son service : « Excusez-moi auprès de ceux qui n'ont pas encore reçu mon livre [Aux flancs du vase]. S'ils vous en parlent - et s'ils en valent la peine »...

Alexandre BERTHIER (1753-1815) maréchal et ministre de la Guerre :
L.S. et P.S., Paris 30 brumaire XII (22 novembre 1803), à un général ; 3 pages et demie in-fol., vignettes du Ministère de la Guerre.
200,00 Euros
Ordre du Ministre, rappelant fermement la nouvelle loi au sujet des remplacements militaires, qui ne doivent plus être accordés « sans l'autorisation spéciale du Ministre »… Les officiers contrevenants seraient « coupables d'infraction aux loix de la République et de désobéissance aux ordres du gouvernement »… Dans sa lettre, Berthier insiste sur la « stricte exécution » de cet ordre, « impérieusement commandée pour le bien du service et les dispositions ordonnées par la Conscription. [….]. Il faut que la marche tracée pour les Réformes, les Congés absolus et les remplacemens soit exactement suivie, et qu'on se rappelle qu'il appartient au Ministre seul de sonner les congés et d'autoriser les remplacemens conformes aux loix et arrêtés du gouvernement »…

Alexandre DUMAS fils (1824-1895) écrivain :
L.A.S., [juin 1874, à Mme Jules JANIN] ; 1 page et demie in-8.
100,00 Euros
Décès de Jules JANIN [19 juin 1874]. Il apprend à la campagne la nouvelle : « Personne plus que moi ne prend part à votre chagrin, car j'étais un des enfants gâtés de ce bon et cher Maître. Je serai au nombre de ceux qui lui rendront lundi ses derniers devoirs, mais je veux vous avoir dit auparavant toute mon affectueuse et dévouée sympathie ». ON JOINT 1 carte autogr. de Maurice d'HARTOY.

Alexandre DUMAS père (1802-1870) écrivain :
L.A.S., à Denis-Joseph VUILLEMOT [son ami l'aubergiste de Compiègne] ; 1 page petit in-8 (petite répar.).
150,00 Euros
« J'arrive - nous avons 2000 f. Il ne nous en faut plus que trois mille épargnez-moi une réunion chez moi qui aurait l'air d'une quête. Faisons l'affaire de la fin du mois en mettant la réunion aux premiers jours du mois prochain »…

Alexandre LEGOT (1747-1811) conventionnel (Calvados) :
L.A.S., 24 brumaire an VI (14 novembre 1797), aux membres du DIRECTOIRE ; 1 page in-fol.
200,00 Euros
Il demande que le Directoire lui confie un autre poste, et expose ses motifs : « Les premieres Etudes de ma jeunesse fûrent dirigées vers les mathematiques et la diplomatie. Les progrés que j’y avais faits me firent recevoir dans le genie militaire et nommer quelques tems après Secretaire de legation à Naples [...] mon inclination m’a toujours porté vers la diplomatie »... Ses ressources financières ont été taries par la Révolution : il n’y a plus de tribunal dans son pays, l’héritage de son père est réduit, il ne peut compter sur une députation après des années d’absence. Il demande donc au Directoire de l’envoyer « organiser les isles de Corfou, Zante, Cephalonie, &a. enfin cette partie cy devant intéressante de l’Etat venitien, qui appartient aujourdhuy à la Rep. française. La maniere dont j’espere me conduire, dans cette mission honorable, me donera occasion d’obtenir la confiance du gouvernement dans une partie pour laquelle je me crois quelques talents »... En tête, apostille a.s. de MERLIN DE DOUAI.

[Alexandre, comte de CAGLIOSTRO]  (1743-1795).
2 imprimés, Mémoire pour le comte de Cagliostro, et Requête au Parlement [...] par le comte de Cagliostro, 1786 ; in-4, brochés (piq. sur la page de titre).
250,00 Euros
Défense de Cagliostro, compromis dans l'Affaire du Collier, et requête pour la libération de sa femme. Est joint un autre mémoire pour Bette D'ETIENVILLE contre l'horloger VAUCHER et le bijoutier Loque, défense à une accusation d'escroquerie liée au Collier.

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Alexandre-Balthazar-Laurent GRIMOD DE LA REYNIÈRE (1758-1838) gastronome et littérateur :
L.A.S. « GDLR », Béziers 6 mai 1791, à Mlle FEUCHÈRE à Lyon ; 3 pages in-4 d'une écriture serrée, adresse, marque postale (petite déchirure au cachet).
600,00 Euros
JOLIE LETTRE À SA MAÎTRESSE. ... « Toute mon ambition est de te rendre parfaitement heureuse, d'aller au devant de tes désirs [...] C'est toi que j'ai chargée du soin de me rendre heureux, et pour cela tu n'as qu'à m'aimer un peu et me laisser faire. Tu ne saurois croire combien j'eprouve de peine, et combien mon cœur est serré lorsque je te vois douter de ma tendresse, manifester des inquiétudes pour l'avenir »... Il parle d'un libelle de REVERONI qui « m'a toujours paru un miserable ecrivain dans tout ce que j'ai vu de lui; c'est un talent de province avorté »... Il parle de leur fille : « J'espère qu'elle reconnoitra son papa, et employera ses jolies petites mains à le bien caresser »... Il raconte un tour qu'on lui a joué, en lui faisant croire à la visite chez sa tante d'une religieuse éplorée, qui n'était que la femme de chambre déguisée. Il est heureux que sa maîtresse soit rétablie, et il est bien déterminé à l'honorer « avec ardeur ». Il lui reproche de ne pas lui faire dans ses lettres des « peintures voluptueuses », mais l'embrasse « sur toutes les parties de ton corps charmant sans aucune exception »...

Alfred BRUNEAU (1857-1934) compositeur :
7 L.A.S., Paris 1920-1933, à Maurice EMMANUEL ; 7 pages formats divers, adresses (défauts à une lettre).
350,00 Euros
BELLE CORRESPONDANCE MUSICALE. 20 février 1920, envoi d’une liste (non jointe) de ses œuvres qui ont été jouées, sauf « des mélodies éparses dont les titres m’échappent »… 5 mars 1922 : « Votre "vote" m’est des plus précieux. Je l’ajoute avec joie à ceux qui me furent accordés hier »… 19 février 1923, renseignements sur Le Roi Candaule. « Depuis lors, j’ai écrit la musique d’un conte lyrique en quatre actes de Robert de FLERS et Arman de CAILLAVET, Le Jardin du Paradis »… 2 juin 1924, il est « obligé d’aller à la répétition générale de la Forêt Bleue dont je devrai rendre compte dans le Matin »… 23 octobre 1930 : « J’ai horreur de la recommandation et j’approuve grandement RABAUD de vouloir la supprimer », mais il prie d’« écouter avec sympathie » à l’examen la jeune Charlotte Viouja dite VIOUX… 3 décembre 1930, ce qu’Emmanuel dit de Virginie, « venant d’un artiste tel que vous, me comble de joie, car vous savez combien je vous admire »… 26 novembre 1933, dates des créations d’Angelo, tyran de Padoue et de Virginie, audition de Naïs Micoulin au Conservatoire…

Alfred CORTOT (1877-1962) pianiste :
L.A.S., St Jean de Luz., [à Marguerite LONG] ; 2 pages in-8 à son en-tête.
150,00 Euros
Il lui demande, comme un service personnel, de bien vouloir accepter comme élève la fille de son amie Mme GRÜNBAUM, « en retard au point de vue technique. Nous avons dit tant de mal de votre enseignement que Mme Grünbaum ne veut plus entendre parler d’une autre direction que la votre »…

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Alfred de VIGNY (1797-1863) poète :
L.A.S., [début 1828 ?], à un général [le comte du COËTLOSQUET ?] ; 2 pages in-4.
600,00 Euros
BELLE LETTRE en faveur de la veuve d’un camarade d’armes. « Je suis venu pour vous rendre service en vous procurant l’occasion de faire une bonne action. Au nom de Dieu, envoyez des secours, j’ai presque dit du pain, à la veuve de mon brave et savant camarade PARIS DE BOISROUVRAY », qui a failli mourir pendant que son fils se distinguait à la bataille de Navarin, n’ayant pour seul secours que sa fille de 15 ans : « Si vous aviez vu comme moi leur état déplorable et leur courage, vous doubleriez le secours pécuniaire qu’elles vous ont demandé »…

Alfred VELPEAU (1795-1867) chirurgien :
P.A.S. à Mme DELPECH ; 1 page in-12, adresse.
50,00 Euros
« Telle est, Madame, le fac simile de la signature de votre très humble serviteur ». ON JOINT une L.S., 12 mai 1869, recommandation en faveur d'un « jeune savant de premier ordre ».

Alice HALICKA (1894-1975) peintre, femme de Marcoussis :
L.A.S. « Alice », Londres, à des amis ; 2 pages petit in-4.
50,00 Euros
Elle demande qu'on lui envoie « des photographies de mes "romances capitonnées" » qui sont dans son appartement de Paris. Elle explique à quel endroit on les trouvera, ainsi que « les reproductions découpées dans des journaux » qu'il faut lui expédier à Londres « sous le nom de Marcoussis ». Elle passe « ici un dimanche désertique noyée dans un océan de brique rouge sous un magnifique ciel bleu et un vent qui vient peut-être de St Malo et qui fait claquer autour de moi tous les volets dans une ville où aucune fenêtre ne ferme »...

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Alphonse ALLAIS (1855-1905) écrivain humoriste :
MANUSCRIT autographe signé, Conte de Noël. Au poste, [1889] ; 6 pages in-8.
600,00 Euros
Manuscrit complet de ce conte paru dans le Chat noir du 23 décembre 1889 et recueilli dans Pas de bile ! en 1893. Une nuit enneigée de Noël, alors que ses camarades d'armes se régalent de boudin grillé et de vin blanc, le soldat Baju fait son tour de faction. Solitaire, un brin nostalgique, Baju recueille dans sa guérite un pauvre vieillard qui se révélera être un véritable bonhomme Noël... Le conte est dédié en tête « à Georges d'ESPARBÈS caporal-prophète au 46me Régt d'Infanterie ».

Alphonse DAUDET (1840-1897) écrivain :
L.A. sur carte de visite, 31, rue de Bellechasse, à un rédacteur de L’Événement ; 2 pages obl. in-18 (deuil).
150,00 Euros
Il remercie de l’article dans L’Événement « à une place où j’ai l’habitude d’être injurié et où vous-même, sans me connaître, avez écrit sur moi une phrase cruelle et injuste. Non, je n’avais pas lu le Soir, pas plus que votre ami ne connaissait l’héritage fatal de Dornay. S’il pouvait vous rester le moindre doute à ce sujet, je suis à votre disposition, mes notes et souvenirs aussi [...] Maurice MONTÉGUT eût mieux fait de venir vers moi avec sa pièce. S’il y a eu réellement rencontre des morceaux de vie utilisés par moi à la scène avec son affabulation de poète, je lui aurais écrit une bonne et belle lettre qui lui eût plus servi que tant de train ».

Anatole FRANCE (1844-1924) écrivain :
4 cartes postales a.s., 22-30 juillet 1913, à son ami Victor PROUTÉ ; cartes illustrées, texte et adresse au verso (la plupart avec timbre).
200,00 Euros
VOYAGE EN RUSSIE ET POLOGNE. 20 juillet : « Nos meilleurs vœux en passant la frontière allemande » (Emma Laprévotte a également signé). Petersbourg 23 juillet : « C'est la ville la plus majestueuse de toutes les villes d'Europe, et les îles qui la bordent sont d'une fraîcheur charmante »… Alexandrow 28 juillet : « Sur la frontière russe, amitiés »… Poznan 30 juillet : « Vieille ville polonaise »…

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André BRETON (1896-1966) poète :
MANUSCRIT autographe, Suite des prodiges ; 1 page in-4 sur papier orange.
1 600,00 Euros
BEAU POÈME EN PROSE SURRÉALISTE, extrait, comme l'indique une mention finale de Breton, de son Introduction au Discours sur le peu de réalité (publiée dans le numéro d'hiver 1924 de Commerce, puis chez Gallimard en 1927). « Le prodige, Madame, mais auparavant il faut que je vous décrive ce naufrage. Notre navire emportait tout ce que vous pouvez concevoir de plus à nous, de plus précieux. Il y avait une Vierge de plâtre dont, pour achever la ressemblance, on avait construit l'auréole en fils de la Vierge, de sorte que cette auréole s'éclairait à la rosée. Il y avait une mouche artificielle entièrement blanche que j'avais dérobée en rêve, oui en rêve, à un pêcheur mort et que je passais des heures à regarder flotter sur l'eau dont j'avais empli un bol bleu : c'était l'appât que je destinais à l'inconnu. Il y avait ce qui peut venir du fond de la terre, ce qui peut tomber du ciel »…

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André Cardinal DESTOUCHES (1672-1849) compositeur :
P.S. « Cardinal Destouches », Paris 8 janvier 1693 ; vélin obl. in-8, cachet Quittance des rentes de l'Hôtel de Ville.
800,00 Euros
Quittance donnée aux aides et gabelles et gabelles de France pour un paiement partiel de sa rente. « André Cardinal sr Destouches un des mousquetaires du Roy, emancipé d'aage confesse avoir reçu [...] la somme de cinquante livres pour les six premiers mois de la presente année »... TRÈS RARE.

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André GRÉTRY (1741-1813) compositeur :
L.A.S., Paris 29 germinal VIII (19 avril 1800), à un ami ; 1 page in-4.
500,00 Euros
Jolie lettre. Il est sensible à sa tendre amitié. « Ma philosophie a été toute simple : j'ai pleuré chaque fois que mon cœur s'est gonflé, après quoi la raison va reprendre ses droits. Combien les parisiens sont loin de connoitre le cœur d'un bon flamant, ou d'un homme simple comme vous, qui a été nourri et élevé par sa mère ! ». Il l'embrasse...

Anne-Jean-Marie-René SAVARY, duc de ROVIGO (1774-1833) général, diplomate et ministre :
L.A.S., Nainville 26 mai 1825, à Eustache COURTIN ; 1 page in-8.
100,00 Euros
« Je me réjouis mon cher Courtin du mariage de votre charmante enfant, pour vous, sa bonne mere qui doit en etre heureuse et la demoisselle qui doit en etre bien aise. – Que ne suis-je encore comme autrefois... elle n’aurait pas attendu aussi longtemps. Mais loin de là on ne veut pas des miennes, vous voila à la 1/2 de votre tage et moi je n’en suis qu’au 5eme »...

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Anthelme BRILLAT-SAVARIN (1755-1826) magistrat et gastronome, auteur de la Physiologie du goût :
L.A.S. comme « ex-constituant », Paris 8 thermidor (27 juillet 1802 ?), au citoyen Benjamin DELESSERT, membre du Conseil général des Hospices ; 2 pages in-4, adresse.
1 200,00 Euros
Il a accompagné la veille au soir un ami médecin dans un de ses hospices, et cela lui inspire une suggestion : « Quand le medecin fait sa ronde, il est accompagné d'un aide en pharmacie qui tient notte de ce quil ordonne, et linscrit sur un registre quil a en main. Voilà qui est bien pour l'ord[onnance]. Elle est garantie par la signature du medecin ; mais qui est ce qui garantit léxecution ? »… Des erreurs et des oublis peuvent se produire, sans laisser de trace, mais ce danger « cesserait absolument si le registre des ordonnances et visites était double. L'un resterait à la pharmacie, et lautre à la salle. Sur le premier on mettrait en marge de chaque orde à mesure quon léxecuterait : fait. Et sur le second au moment où on serait au lit du malade on mettrait reçu. Ces registres ainsi tenus se controlleraient l'un l'autre »…

Antoine ARNAULD (1616-1698) abbé et mémorialiste, fils aîné d’Arnauld d’Andilly :
L.A.S., Paris 3 mai [1636], au maréchal de BRÉZÉ ; 2 pages in-fol., adresse, cachets cire rouge au sacré cœur sur lacs de soie bleue (un coin manquant au bas du f. d’adresse).
450,00 Euros
Curieuse lettre. « Mon frere de St Nicolas m’ayant escrit que vous desiriez voir les livres de Mr de Belley [Jean-Pierre CAMUS, évêque de Belley] contre les Moynes, que vous n’aviez pas veuz en Hollande, je vous envoye tous ceux que j’ay peu trouver. Il y en a entr’autres un qui est sy gros qu’on peult dire que son autheur a aultant d’esprit que personne qui ayt jusques icy vescu, ou qu’il y a beaucoup plus de choses a dire sur ce subject la qu’on ne s’estoit imaginé. […] Il me semble par ce que j’en ay leu que cest le plus beau de tous, et celui où il a pris le plus de peyne. Et je ne croy pas que tous les Moynes ensemble qui ne sont pas en petit nombre, ayent d’assez bonnes armes, pour combattre un sy puissant et sy opiniastre ennemy »… Pourvu que les divertissements de Milly lui en permettent la lecture, il croit que le livre lui donnera du plaisir…

Antoine DUBOIS (1756-1837) chirurgien et accoucheur, il accoucha Marie-Louise pour le Roi de Rome :
P.A.S., Paris 10 février 1811 ; 4 pages in-4.
500,00 Euros
CONSULTATION MÉDICALE. La patiente souffre d’un « état de fluxions habituelles qui occupe tout le côté gauche de la tête, les paupières et l’œil gauche, et sans doute la membrane pituitaire du côté gauche qui a été la cause de l’epyphora que l’on a traité comme maladie speciale des voyes lacrymales ». La transpiration générale doit être activée par le port de vêtements chauds, un vésicatoire sera appliqué sur chaque bras, un émético-cathartique utilisé selon l’effet obtenu. Des fumigations et des frictions douces seront bénéfiques et il est vivement recommandée à la patiente de se rendre aux eaux de Barèges. Aucune particularité de régime n’est prescrite mais il faut éviter la fatigue et la lumière...

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Antoine LOUIS  (1723-1792) célèbre chirurgien, l'inventeur de la guillotine :
L.A.S., Paris 30 août 1768, à une actrice ; 1 page in-4.
850,00 Euros
... « Ce que M. PIPELET est venu me dire ce matin, m'affligeroit infiniment, si j'avois merité le moindre reproche de votre part. Il peut me rendre justice sur le zèle avec lequel je me suis porté, lors de votre début, à tout ce qui pouvoit vous etre agréable. [...] Je n'ay jamais varié sur votre compte, persuadé Mademoiselle, qu'on s'exposeroit au blame du public en pensant d'une maniere équivoque sur vos talens. J'en sens trop le prix pour ne pas me confondre dans la foule de vos partisans. Si j'en suis sorti quelquefois, ce n'a été que pour rompre des lances en votre faveur »... En rendant hommage à la vérité, d'ailleurs, il lui a fallu souvent jurer qu'il n'avait pas l'honneur d'être connu d'elle. « Vous avés, sans doute, des admirateurs plus éclairés que moy, mais vous n'en avés certainement pas de plus sincères »... RARE.

Antoine-Isaac, baron SILVESTRE DE SACY (1758-1838) orientaliste :
L.A.S., 9 mars 1827, à Charles-Hippolyte de PARAVEY ; 2 pages petit in-4, adresse.
170,00 Euros
Lettre sévère à l’auteur de l’Essai sur l’origine unique et hiéroglyphique des chiffres et des lettres de tous les peuples. Il se félicite de ne pas rendre compte de son ouvrage dans le Journal des Savants. « Loin de partager votre conviction sur la réalité de ce que vous regardez comme une découverte, je ne vois partout qu’une continuelle pétition de principes, des assertions qu’on peut nier avec autant d’assurance que vous en avez en les affirmant. En métaphysique, en philosophie, en politique on peut se faire illusion sur les principes, et raisonner fort juste en déduisant les conséquences. En érudition, les principes sont des faits : s’ils sont avancés sans preuves, l’édifice n’a rien de solide, et ces principes-là ne sont guères sujets à illusion »... S’il ne se trompe, M. de Paravey a remplacé « le jugement par l’imagination »...

Antonio PACINI (1778-1866) compositeur et éditeur de musique :
L.A.S., 28 décembre [1863], à Armand GOUZIEN ; 2 pages et demie in-8, adresse (deuil).
100,00 Euros
« L’ouvrier n’est pas venu ; personne n’est venu prendre vos planches [...] vous dites que vous esperez en detachant vos romances, de faire les frais de l’album ! Je vous en ai livrés 45 qui les vendant au minime prix aux marchands 5f devoient vous produire 250fr que sont-ils devenus ? »... Il est prêt à lui fournir l’adresse d’un imprimeur qui fait de la musique et de la lithographie, mais le mémoire devra être payé à la livraison : « Mon ouvrier n’a pas les moyens de faire les avances ; moi j’y renonce voyant comme vous avez mal placé 45 albums sur lesquels en outre des frais vous deviez avoir un fort benefice ! Vous dites qu’on vous demandait 10 des romances détachées pour envoyer, c’est autant sauvé du naufrage ; vous etes flatté qu’on vous demande, et vous jettez votre musique à la tête de tout le monde, si l’on savait que vous aviez un album, 50 demandes vous auraient été faites pour le jour de l’an »... Qu’il n’attende plus de réponse de sa part : « je suis souffrant ; je ne puis soutenir une pareille polemique avec un gaillard de 30, et je cesse »...

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Armand BARBÈS (1809-1870) homme politique, ardent révolutionnaire :
L.A.S., La Haye 21 novembre 1869, à Jules CLARETIE ; 6 pages in-8.
700,00 Euros
BELLE ET INTÉRESSANTE LETTRE sur sa candidature au Corps législatif. [Cette candidature fut posée par les républicains les plus avancés de la 3e circonscription de Paris ; le mauvais état de sa santé ne lui permit pas d'accepter, et il mourut quelques mois après, le 26 juin 1870, avant la proclamation de la République]. Il a été très malade, et remercie Claretie de l'envoi de sa biographie : « J'ai très peu des qualités que votre affection m'attribue, et il fallait attendre que je fusse mort pour élever mon ombre sur un pareil piédestal ! » Mais il se réjouit d'avoir conquis si complètement son cœur. Il avait été quant à lui séduit par son beau livre Les Derniers Montagnards : « il était sans doute dans nos deux destinées de nous aimer ! »… Bientôt sortiront les résultats de « la campagne entreprise contre le serment ». Il est sans illusion, sachant « dès les premiers jours, que les insermentés allaient être battus sur toute la ligne », après d'inutiles discussions : « La vraie tactique était pourtant de marcher sous le drapeau du droit, et de dire à l'ennemi : je ne me soumets pas à ton usurpation et à ton insolence ! » Mais il n'a pas voulu retirer sa candidature - posée sans son assentiment : « On a un nom […] pour recevoir des blessures dans ce nom, au service de la vérité et de la république, - comme un corps pour être troué de balles -, toujours au même service […] Il m'importe donc peu que la tourbe des journaux et des assermentés dise : "Voyez cet imbécile de Barbès ! il a voulu se présenter, et il a réussi à récolter 4 ou 500 bulletins dans tout Paris !" Je n'ai pas voulu me présenter. […] puisque quelqu'un devait être enfoncé, autant vaut-il que ce soit moi qui boive, comme on dit, le bouillon »…

Armand SILVESTRE (1837-1901) écrivain :
POÈME autographe signé, A Georges Cain, mars 1890 ; 1 page in-8.
120,00 Euros
Beau sonnet :£ « Au pied de l'Acropole évoque encor Paris.
Pense au fleuve natal près de la mer d'Athènes »…££

Arthur de GOBINEAU (1816-1882) écrivain :
L.A.S., Château de Trye (Oise) 18 juin 1858, [à Ernest RENAN] ; 1 page et demie in-8.
600,00 Euros
Il le remercie d'avoir bien voulu lui prêter un ouvrage, et il ira lui rendre visite dès son arrivée à Paris. « Serait-il bien indiscret de vous rappeler que j'ai le 1er volume des Langues Sémitiques comme introduction la demande de savoir où en est le second ? Enfin, voulez-vous me permettre de vous dire que je brûle de lire l'Histoire des Religions (ce n'est pas là le titre, mais vous savez ce que je veux dire). Certainement nous ne serons pas d'accord d'après ce que j'en ai vu par les journaux. Mais ce n'est pas une raison pour que je n'ambitionne pas un mot d'amitié sur la première page »…

Auguste Hilarion de KÉRATRY (1769-1859) écrivain et homme politique :
MANUSCRIT autographe signé, Préface pour la nouvelle intitulée Clarisse, 27 septembre 1854 ; 3/4 page in-4.
50,00 Euros
« Nous avons cru que sans assassinat, sans suicide, sans adultère, sans suppression ou substitution d'enfant, sans mort d'homme ou de femmes, il serait possible d'inspirer quelque intérêt au lecteur ». Cette nouvelle ne comporte que trois personnages, mais se borne surtout à deux femmes qui, dans leur cœur et leur esprit, « ont trouvé le secret de se créer un intérieur aussi agréable, aussi doux même, que leur situation le comportait ». Il a voulu « prouver que la fortune peut bien contribuer au bonheur domestique, mais qu'il est encore mieux assuré par la sympathie des âmes et la noblesse des sentiments »… Une note précise que ce premier jet a été remplacé par une autre préface … ON JOINT une L.A.S. d'envoi du manuscrit ; et 2 L.A.S. (1843).

Barry Edward O’MEARA (1786-1836) médecin irlandais, il fut le chirurgien de Napoléon à Sainte-Hélène :
L.A.S., Londres 21 mars 1826, à un collectionneur d’autographes ; 1 page in-8 ; en anglais.
400,00 Euros
... « Selon votre désir, je vous transmets la présente, qui certes ne méritera pas une place parmi les spécimens de votre collection qui sont remarquables pour la beauté de l’écriture »...

Benjamin CONSTANT (1767-1830) écrivain et homme politique :
L.A.S., 20 septembre 1825, au directeur du Globe ; 1 page in-8, adresse.
600,00 Euros
Au sujet de son engagement EN FAVEUR DE LA GRÈCE et sur son Appel aux nations chrétiennes en faveurs des Grecs. Il lui envoie « un exemplaire de l’appel du Comité Grec de la Morale chrétienne ; comme il est possible que la petite poste se soit aussi mal acquittée de sa mission que la grande, qui a laissé perdre les lettres du Gén. Roche, & comme je vois par votre article sur la petite poésie de Mlle GAY [la future Delphine de GIRARDIN], que vous trouvez qu’il n’est pas trop tard pour en parler, je vous prie dans l’intérêt des Grecs & du Comité, d’annoncer l’appel rédigé & publié en son nom »…

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Bernard FRANK (1929-2006) écrivain :
MANUSCRIT autographe signé « b. f. », Gourmandises, [2005] ; 8 pages petit in-4 dans un cahier Clairefontaine à spirale et couverture bleue ((le reste du cahier est vierge).
500,00 Euros
Ce texte est rédigé sur un des fameux cahiers à spirale dont Frank arrachait les pages avant de les faxer aux journaux qui les accueillaient ; sur une page vers .la fin du cahier, Frank a dressé une liste d’auteurs latins. Chronique pour le Nouvel Observateur [parue le 3 novembre 2005], en trois parties. I Une jeune chatte noire : il a choisi son agenda pour 2006 (« Peut-être sera-t-il le dernier, va-t-on savoir ? »), l’Agenda des chats de Maurice Subervie, où il relève une citation de son dernier livre, Les Rues de ma vie ; il parle de ses chats, des paquets de livres qu’il reçoit, de plus en plus difficiles à ouvrir... II Ah ! Midway : Frank commente brièvement les livres de Laurent JOFFRIN sur les batailles, avant de conclure : « Au moins Waterloo, c’était un mot de la fin, de bons chapitres pour Stendhal et Hugo, Trafalgar, c’est juste un square de Londres, une veuve peu farouche de plus ». III Une fin heureuse, sur les Mots de cuisine d’Emmanuelle MAISONNEUVE et Jean-Claude Renard ; Frank évoque quelques recettes d’Olivier ROELLINGER dans ce « livre passionnant », avant d’annoncer que « le prix Novembre a été décerné à Charles DANTZIG pour ses délicieux monos sur la littérature. Félicitons le lauréat et le jury qui a eu la main heureuse ».

Blanche DESCHAMPS-JEHIN (1857-1923) contralto :
2 L.A.S. ; 2 pages in-8 et 2 pages obl. in-12, à son chiffre.
40,00 Euros
Lundi : « je suis très désireuse de chanter avec vous, et en février la chose aurait été très compliquée. Dimitri doit passer du 20 au 25 » ; elle s'inquiète de l'influenza affectant la troupe... Mardi 15, à une dame : « J'ai la grande chance de ne pas jouer Dimitri mercredi soir. Alors pour ne pas être trop fatiguée Jeudi matin, nous nous décidons mon mari et moi, à partir pour Rouen mercredi soir par le dernier train »...

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Carlo GOLDONI  (1707-1793) dramaturge italien :
L.A.S., [Paris] 5 août 1787, à M. de MAISONNEUVE chez Mme DUCHESNE libraire à Paris ; 1 page et demie in-8, adresse ; en français.
5 000,00 Euros
RARE LETTRE SUR LA PARUTION DE SES MÉMOIRES. Il demande qu'on prenne note du nom envoyé par le notaire LORMEAU qui enverra « chercher l'exemplaire avec les autres souscriptions dont il s'est chargé ». Goldoni a reçu une lettre de son neveu qui l'informe « que la presentation est sure pour aujourdhui ; mon neveu en a prevenu M. le duc de DURAS et ce premier Gentilhome de la Chambre n'y a pas fait des dificultés »... Il demande qu'on ajoute quatre exemplaire à l'envoi qu'on doit lui faire : « j'en tiendrai compte a Made DUCHENE. J'avois oublié des gratis indispensables »...

Carlotta PATTI (1835-1889) cantatrice italienne :
L.A.S., 20 décembre 1863, [à Mme Horace de CALLIAS] ; 1 page in-8 à son prénom gravé (petite trace de papier collant).
80,00 Euros
Elle regrette de ne pouvoir accepter son invitation, « Mr ULLMANN, l'organisateur de mes concerts, m'ayant fait savoir de me tenir prête à partir vers le 24 de ce mois »...

Caroline BONAPARTE (1782-1839) sœur de Napoléon, épouse de Murat, Reine de Naples :
L.S., Shönau samedi matin [15 août 1826], à l’inventeur Philippe de GIRARD à Hirtemberg ; 1 page et quart in-8, adresse.
300,00 Euros
Elle demande de ses nouvelles mais le prie de ne pas se déplacer avant d’être tout à fait rétabli. « Hirtemberg est pour le coup une providence et la terre promise puisque il nous donne de si bonnes choses. Tout Shönau vous regrette et vous attend avec impatience »...

Cécile SOREL (1873-1966) actrice :
PHOTOGRAPHIE avec NOTE autographe au verso ; environ 12 x 9 cm.
35,00 Euros
Portrait en pied de l'actrice posant à côté d'une vasque, sur une terrasse au bord de l'eau. Note au crayon : « Il faut indiquer les formes car c'est un pyjama. J'aimerais aussi un agrandissement c'est ravissant. Bravo ! »

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Charles de GAULLE (1890-1970) général, Président de la République :
L.A.S., 26 décembre 1962, à André MAUROIS, de l'Académie Française ; 2 pages in-8 à son en-tête Le général de Gaulle, enveloppe autographe.
1 500,00 Euros
À propos de l'Histoire parallèle des États-Unis et de l'URSS de MAUROIS et ARAGON. « Combien est hardie et monumentale votre entreprise de concentrer toute l'Histoire des États-Unis en soixante années ! et combien saisissante est votre idée de la mettre en parallèle avec celle qu'ARAGON présente de la Russie Soviétique ! Bien entendu, vous y réussissez d'une manière éclatante. Laissez-moi vous en remercier et vous en féliciter ». Il lui dit sa « fidèle admiration »…

Charles de GAULLE (1890-1970) général, Président de la République :
L.S., Paris 28 novembre 1945, au général BOUD’HORS ; 1 page in-4 à son en-tête Le Général de Gaulle.
600,00 Euros
[Après sa réélection comme Président du gouvernement]. Il a reçu sa lettre avec émotion. « Le nouveau témoignage que vous avez bien voulu m’adresser m’a été droit au cœur »...

Charles DES ESSARTZ (1729-1811) médecin et chirurgien, Régent de la Faculté de Médecine de Paris (Sciences) :
P.A.S. ; 1 page et quart in-4.
300,00 Euros
ORDONNANCE. « Je conseille 1° de se faire ouvrir un cautere au bras gauche, au commencement du refroidissement de l'atmosphere, par exemple au mois d'octobre. Je desire que ce cautere soit fait de manière qu'il ait plus de surface que de profondeur, et qu'au lieu de pois, on le panse avec des plaques d'iris […] 4° de continuer le regime ordinaire [...] on ecartera tout ce qui est tres acre, tres salé tres epicé. Il faut avoir recours a des lavemens au moins de deux jours l'un, si le ventre n'est pas libre »... Suit la composition du remède, qui comporte de l'æthiops antimonie de malvain, de la poudre de cloportes, etc.

Charles DUFRESNE (1876-1938) peintre et graveur :
L.A.S., [1er mars 1924], à Christian ZERVOS aux éditions Albert Morancé ; 1 page in-12, adresse.
45,00 Euros
Il envoie « l’autorisation de photographier chez VILDRAC ce que vous désirez », et le remercie pour sa gentillesse...

Charles DUPIN (1784-1873) mathématicien, ingénieur et homme politique :
L.A.S., Château du Réconfort (Nièvre) 19 octobre 1851, à un ami ; 3 pages et demie in-8.
200,00 Euros
Au sujet des décorations que le Président de la République veut accorder aux « principaux industriels français de l'Exposition Universelle ». Il conseille la plus haute prudence et un bon examen de la question, « à la fois pour l'Industrie nationale & pour le Président de la République, qui sera très-loué si les récompenses sont justes et suffisantes, très-blâmé, s'il oublie des hommes éminents et des industries capitales » ; car « lui seul aura la responsabilité aux yeux de l'Europe ». Il a posé les bases « du grand rapport de la Commission française sur l'industrie de toutes les nations ; je ne dis pas que nous ferons ce que les Anglais ne pouvaient pas faire ; mais j'affirme que nous ferons ce qu'ils n'ont pas voulu faire »…

Charles FECHTER (1824-1879) acteur :
L.A.S. ; 1 page in-8.
15,00 Euros
... « Je me souviens parfaitement du jour, et de la circonstance indiqués ; et j'ai beaucoup entendu parler de vous depuis. Je vous remercie de vos offres de services, mais je n'ai rien à vous dire moi-même sur le sujet ; et ce que vous jugerez à propos de faire sera bien fait »...

Charles GARNIER (1825-1898) architecte, il construisit l’Opéra de Paris :
L.A.S., Paris 15 mars 1890 ; 1 page in-8, en-tête Ministère de l’Instruction publique & des Beaux-Arts. Agence des Travaux du Nouvel Opéra.
120,00 Euros
« Je vous suis fort obligé de l’amabilité que vous avez de m’offrir les photographies de vos petites maisons. Il est inutile qu’elles soient sur carton ; car c’est pour consulter comme renseignement et m’en servir comme étude que je désire les avoir »…

 
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